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La cybersécurité représente la principale avenue de croissance en assurance de dommages

par Andrea Lubeck | 27 juin 2017 13h30

Photo : Stockvault.net

Le secteur de la cybersécurité sera parmi ceux qui connaitront la meilleure croissance en assurance de dommages, alors que le nombre et la sévérité des cyberattaques sont en hausse depuis quelques années, révèle un rapport de la firme de notation A.M. Best.

En 2016, les primes directes souscrites ont totalisé 1,3 milliard de dollars (G$), dont 67,9 % sont des polices autonomes, et le reste faisant partie d’une couverture globale. Les 20 assureurs les plus importants dans ce secteur ont souscrit 1,2 G$ du total. Les primes directes souscrites ont connu une hausse de 34,7 % entre 2015 et 2016.

Un marché de 7,5 G$ à 20 G$ en 2020

D’ici 2020, le montant total des couvertures contre les cyberrisques se situera entre 7,5 G$ et 20 G$. Toutefois, et malgré la croissance des primes directes souscrites entre 2015 et 2016, A.M. Best prévient qu’il est trop tôt pour déterminer si ces projections se réaliseront. « Bien que plusieurs signes pointent vers une croissance substantielle dans le secteur cybernétique, il reste à voir si la demande accrue sera soutenue au-delà de l’engouement remarqué après chaque attaque notoire », souligne un analyste de la firme.

De plus, celle-ci maintient une certaine prudence face à la croissance future, mentionnant que les complexités de la couverture des cyberrisques feront en sorte que seuls quelques assureurs offriront des primes.

Un secteur profitable

Le secteur de la cybersécurité s’avère être profitable pour l’ensemble des assureurs. En effet, le taux de perte directe a diminué de 9,6 %, passant de 51,4 % en 2015 à 46,9 % en 2016, ceci bien que les pertes payées pour les polices autonomes se soient accrues de 19,5 % en 2015 à 24,3 % en 2016 et de 15,7 % en 2015 à 21,8 % en 2016 pour les polices globales par rapport aux primes directes souscrites.

A.M. Best rapporte que la majorité des réclamations sont liées à des attaques de type « rançongiciel », où une personne bloque les données de l’ordinateur et demande une rançon pour les rendre accessibles de nouveau. Dans presque tous les cas, les pertes ne dépassaient pas la franchise et une récupération de sauvegarde antérieure a permis de réduire les effets négatifs à long terme de l’attaque.

Plus de polices autonomes

La firme voit d’un bon œil le changement de polices globales à autonomes, puisque ces dernières apportent des réductions de couts et de dépenses pour des réclamations contestées litigieuses, en plus de permettre d’écrire les polices avec un langage plus spécifique et focalisé sur les types d’attaques répandus.

Par ailleurs, cette transition vers les polices autonomes pourrait permettre aux assureurs de se doter de meilleures méthodes de tarification et de provisionnement, menant ultimement à des améliorations des outils de modélisation et à une meilleure compréhension de l’agrégation des risques.

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