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La Survivance s’attaque au marché des banques

par Vicky Poitras | 25 mai 2009 18h54

En septembre prochain, La Survivance prévoit lancer Assur-dette, un produit d'assurance invalidité qui vise à gruger la part de marché des banques dans le domaine hypothécaire et des engagements financiers.Des assureurs ont déjà fait leur entrée dans ce marché que les banques dominent toujours. Faire sa place dans ce créneau sera d'ailleurs un défi de taille pour la petite mutuelle. « Les banques ont un avantage certain puisqu'elles sont le point de vente des produits de crédit, telles les hypothèques », explique le vice-président, marketing et ventes, assurance individuelle, Stéphane Rochon. Les directeurs de compte ont donc un moment privilégié avec leurs clients pour leur proposer des produits d'assurance contre les défauts de paiement.

M. Rochon estime cependant qu'Assur-dette présentera plusieurs avantages que n'offrent pas les produits des banques. D'abord, un produit individuel souscrit auprès d'une compagnie d'assurance permet au client de choisir son bénéficiaire. « Au contraire, le bénéficiaire d'un produit bancaire est automatiquement la banque, explique le vice-président. Si ma conjointe décède demain, je ne suis pas sûr que je veux voir mon hypothèque être réglée. Je préférerais recevoir un montant forfaitaire et en disposer comme je l'entends », dit-il.

Ensuite, Assur-dette apportera une plus grande tranquillité d'esprit en ce qui a trait aux conditions préexistantes, selon M. Rochon, car l'historique médical du client sera analysé au départ. « Un contrat d'assurance bancaire est souvent bâti avec une clause de condition préexistante », dit-il. En vertu d'une telle clause, le client ne sera pas couvert pendant un certain temps pour une condition médicale qu'il a développé avant la souscription du risque. Or, chez les produits bancaires, l'existence d'une telle condition sera vérifiée au moment de la réclamation.

Avec un produit d'assurance individuelle, ajoute-t-il, le client est passé au peigne fin au début, puis il sait s'il est accepté ou non. Si oui, il sait à quelles conditions. À quelle prime et avec quelles exclusions. « C'est beaucoup plus clair que les produits bancaires. »

M. Rochon souligne aussi le transfert du régime comme un élément important à considérer. « Si un client est assuré à La Survivance et qu'il décide de passer d'une banque à une autre, ça ne change rien à sa couverture, explique-t-il. En cas de réclamation, « nous donnerons le montant établit au contrat pour que la personne paye ses dettes », peu importe si le client a changé d'institution financière en cours de route.

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