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La Survivance veut permettre aux PME de se doter de comptes de gestion santé

par Vicky Poitras | 05 mars 2011 19h24

La Survivance cible les petits groupes pour implanter son nouveau régime collectif avec comptes de gestion santé. Des entreprises ayant aussi peu que six employés pourront s’offrir une couverture dentaire, des lunettes, les services de thérapeutes et divers autres soins souvent inaccessibles aux PME.Avec Budget Santé-Dentaire (BSD), La Survivance veut compléter le régime de base d’une entreprise. Doté de comptes de gestion santé, BSD cible les groupes de 50 employés et moins. À ce jour, ce type de régime a surtout percé le marché des grandes entreprises. La Survivance mise sur son expérience dans le marché des PME pour étendre cette percée aux plus petites entreprises.
« Les régimes flexibles et les comptes de gestion de santé ont une bonne pénétration dans les groupes de 1 000 employés et plus, mais pas dans les PME », observe Stéphane Rochon, vice-président, ventes et marketing à La Survivance. L’assureur cible les entreprises à partir de six employés.

En vertu du compte de gestion santé, l’employeur offre à l’employé une cagnotte qui se renouvelle chaque année. Le participant au régime ou les membres de sa famille peuvent l’utiliser à leur discrétion durant l’année pour des soins de santé. Les sommes non utilisées ne s’accumulent pas et ne sont remboursées ni à l’employé ni à l’employeur.
L’employeur peut ainsi prédire les couts qu’il devra débourser chaque année pour cette portion du régime d’assurance collective global. « À court terme, le régime peut paraitre plus cher, mais à long terme, l’employeur profite d’une protection contre l’inflation », ajoute M. Rochon.

L’employeur peut choisir quel montant offrir et décider s’il le restreindra à l’employé ou l’étendra à sa famille. Il peut aussi établir des montants différents selon chaque catégorie d’employés. Enfin, l’employeur peut choisir d’acquitter la prime du régime flexible en totalité ou en partie.
De son côté, l’employé se voit rembourser 100 % des frais admissibles qu’il soumet à l’assureur, sans avoir à payer de franchise. Les prestations qu’il reçoit ne sont pas imposables.

Le régime flexible rembourse entre autres les frais encourus pour des soins, des appareils ou des traitements qui ne sont pas couverts par le régime de base. Seuls sont remboursés les frais admissibles en vertu de la Loi fédérale de l’impôt sur le revenu. Cette définition large recoupe par exemple les prothèses, les lunettes avec prescription, la chirurgie optique au laser et les soins de divers thérapeutes. L’assuré peut aussi se servir de son régime BSD pour acquitter la franchise ou la coassurance lors d’une réclamation à son régime de base.

Selon La Survivance, l’employeur qui souscrit un tel régime augmente la satisfaction des employés et réduit ainsi le taux de roulement de son personnel. Il pourra mieux concurrencer les grosses entreprises en matière d’embauche.

« Tous les sondages que nous avons fait révèlent que les participants ont une perception généralement négative des régimes traditionnels : “ il ne couvre jamais assez; il coute toujours trop cher ”, disent-ils. Notre régime ne sera pas nécessairement moins cher, mais il sera plus flexible et attrayant pour les employés. »

Un des attraits : sa faculté d’adaptation. « Les besoins changent selon l’âge, explique M. Rochon. Par exemple, les jeunes enfants auront besoin de plombages blancs, alors que les adolescents auront davantage besoin de broches et les personnes plus âgées de prothèses dentaires. Un régime qui couvrirait tous ces soins simultanément coutera plus cher qu’un régime flexible. »

Selon Stéphane Rochon, un régime collectif traditionnel ne peut satisfaire tout le monde. « Dans un régime qui couvre les lunettes, le trois quarts des employés qui n’en portent pas se demandent pourquoi ils devraient payer pour les autres », dit-il.

Or, plusieurs reprochent à ce type de régime de s’éloigner du principe de partage du risque, cher à l’assurance collective. « Le BSD n’est qu’une des caractéristiques du régime global de l’entreprise, rappelle M. Rochon. Il prend le relais pour les couvertures qui s’apparentent davantage à du remboursement qu’à de l’assurance. » L’industrie désigne par remboursement la couverture de dépenses prévisibles comme les soins dentaires.

Les caractéristiques d’assurance seront plutôt offertes par le régime de base, tels que l’hospitalisation, l’invalidité, les médicaments et l’assurance vie.

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