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La vigilance financière des Québécois s’améliore

par Mathieu Carbasse | 11 mai 2016 11h38

L’Indice Autorité sur la vigilance financière des Québécois émis tous les deux ans par l’Autorité des marchés financiers atteint désormais 61,2 %. Il était de 58,5 % lors de son lancement en 2012, passant à 60,1 % en 2014. Cette hausse montre que les Québécois adoptent progressivement un plus grand nombre de comportements avisés en matière de finances personnelles.

« Nous nous réjouissons de la progression de la vigilance financière des Québécois et du fait que de plus en plus d’entre eux adoptent de saines habitudes en matière de finances personnelles, a affirmé le PDG de l’Autorité, Louis Morisset. Nous entendons poursuivre nos efforts de sensibilisation afin de contribuer à améliorer davantage les zones de vulnérabilité financière relevées par l’Indice, et ce, notamment grâce à la mise en œuvre de la Stratégie québécoise en éducation financière », a-t-il conclu.

Des progrès dans toutes les catégories...

L’Indice Autorité est un sondage effectué tous les deux ans visant à dresser le portrait des habitudes des Québécois en matière de prévention de la fraude, de planification de la retraite, d’investissement, de gestion des finances personnelles, d’assurances et de relation avec un représentant.

Il dresse le portrait de trois types de consommateurs de produits et services financiers : les avisés, les ambivalents et les indifférents.

La proportion de Québécois « avisés », c’est-à-dire ceux ayant une bonne connaissance des comportements à adopter et affirmant les mettre en pratique, s’est accrue, passant de 50 % en 2012 à 55 % en 2014, puis à 58 % en 2016.

Les consommateurs ayant une bonne connaissance des bons comportements à adopter sans toutefois les mettre régulièrement en pratique, dits « ambivalents », représentent toujours le tiers des personnes sondées, soit 33 %.

Enfin, les consommateurs « indifférents », qui ont une connaissance plutôt faible des bons comportements financiers, représentent 9 % des personnes sondées, alors que leur proportion atteignait 20 % en 2012 et 14 % en 2014.

...mais toujours les mêmes lacunes

Les résultats de 2016 indiquent toutefois que les lacunes comportementales des Québécois demeurent sensiblement les mêmes que celles qui avaient été décelées en 2012 et 2014. L’Indice Autorité 2016 révèle ainsi que la planification de la retraite demeure un enjeu pour plusieurs Québécois. Ainsi, malgré une hausse du sous-indice planification de la retraite, seulement 43 % des Québécois ont vérifié s’ils épargnaient assez en vue de la retraite.

Ils sont toutefois plus nombreux qu’en 2012 et 2014 à tenir compte de notions comme l’inflation (60 %) et l’espérance de vivre plus vieux que la moyenne (60 %) dans la planification de leur retraite.

D’autres défis persistent autour de la capacité des Québécois à établir une relation claire et transparente avec leur représentant. Ainsi, seulement 29 % des Québécois faisant affaire avec un représentant ont déjà posé des questions relatives à sa rémunération et 38 % ne jugent pas pertinent de lui poser des questions sur les frais facturés.

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