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Le BAC appelle à la création d’un programme national contre les inondations

par Mathieu Carbasse | 27 novembre 2015 13h29

À l’occasion d’un événement organisé par le Economic Club of Canada, le Bureau d'assurance du Canada (BAC) a souligné les coûts importants du changement climatique et, pour la première fois, a appelé à la création d'un programme national concerté contre les inondations, mené par le secteur privé.

« Les événements météorologiques extrêmes entraînés par le changement climatique ont gagné en fréquence et en intensité, a déclaré Don Forgeron, PDG du BAC. Les tempêtes et les inondations de ces dernières années ont évolué de façon extrême et parfois, tragique. Voilà pourquoi l’atténuation et la préparation de ces catastrophes sont devenues essentielles, et pourquoi le BAC intensifie sa volonté de collaborer à un programme national contre les inondations. »

Plus de 600 M$ par an

Globalement, les coûts économiques annuels des catastrophes ont quintuplé depuis les années 1980, passant de 25 milliards de dollars (G$) à 130 G$. Le Canada n'a pas été épargné : les dépenses fédérales de secours aux sinistrés ont augmenté d'environ 40 millions de dollars (M$) par an dans les années 1970 à 100 M$ par an dans les années 1990, atteignant plus de 600 M$ par an dans la décennie en cours. En 2013, les catastrophes ont entrainé des pertes record d’1,4 G$ à la suite des inondations en Alberta et en Ontario.

« De toute évidence, les tempêtes et les inondations ont déjà coûté très cher aux Canadiens. En prenant des mesures dès maintenant, nous pouvons aider à minimiser les coûts pour les contribuables et les propriétaires. C’est pourquoi nous sommes impatients de collaborer avec le gouvernement fédéral et les provinces afin d’élaborer une réponse coordonnée, public-privé, à un problème national », a ajouté M. Forgeron.

Pour ce faire, il est nécessaire selon le Bureau d'assurance du Canada, de mettre à niveau les infrastructures vieillissantes afin de leur permettre de résister à des précipitations accrues. Il est également essentiel d'informer les Canadiens des conséquences physiques et financières des inondations. Et enfin, il y a un grand besoin de recherche globale.

De nouvelles cartes des zones inondables

« Le BAC estime que l'épine dorsale d'une bonne politique est la recherche et l’analyse de données. Voilà pourquoi nous sommes heureux d'avoir formé un partenariat pour développer des cartes nationales sur les inondations. Ces cartes aideront à évaluer le risque et à prioriser les efforts d'atténuation », a expliqué Don Forgeron.

Ces nouvelles cartes des zones inondables, développés en partenariat avec LexisNexis Risk Solutions, JBA Risk Management, DMTI Spatial et Brookfield RPS utiliseront des données climatiques locales et des données géospatiales, et couvriront l'ensemble du pays. Elles identifieront clairement les villes et les régions à risque, ainsi que les coûts économiques associés.

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