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Le BAC demande aux conducteurs de traiter le cannabis comme l’alcool au volant

par Justine Montminy | 04 octobre 2018 09h30

Un récent sondage mené par Léger et commandé par le Bureau d’assurance du Canada (BAC) a révélé que 79 % des Canadiens ont des inquiétudes par rapport aux conducteurs avec facultés affaiblies à la suite de la légalisation du cannabis, prévue pour le 17 octobre prochain.

Si le sondage révèle aussi que 84 % des citoyens croient que conduire sous les effets de la drogue pourrait représenter un risque élevé, 70 % des répondants pensent que conduire sous les effets du cannabis est aussi dangereux que conduire sous l’effet de l’alcool.

S’inspirer des sanctions de l’alcool au volant

Le BAC croit que la légalisation du cannabis pourrait normaliser l’usage de la drogue et que des sanctions sévères doivent être mises en place pour assurer la sécurité routière.

« L’alcool au volant est maintenant socialement inacceptable. Il faut avoir une approche de dissuasion similaire, des sanctions appropriées et des outils de détection afin de décourager toutes formes de conduite avec les facultés affaiblies par la consommation de cannabis. La légalisation ne doit pas mettre en danger la sécurité publique », a déclaré le président et chef de la direction du BAC, Don Forgeron.

Le sondage de Léger a aussi révélé que 62 % des consommateurs de cannabis canadiens ont déjà conduit après avoir consommé la drogue ou ont déjà été passagers d’un conducteur ayant consommé.

Manque de sensibilisation

Selon le sondage, 43 % des Canadiens ne savent pas combien de temps ils doivent attendre pour qu’il soit sécuritaire de conduire après consommation de cannabis.

Le BAC croit que les gouvernements provinciaux doivent investir suffisamment dans les programmes de sécurité et de sensibilisation au public par rapport à la consommation du cannabis et la prise du volant.

« En plus d’approuver le matériel de dépistage de la drogue, le BAC demande au gouvernement fédéral de s’assurer que les provinces et les municipalités aient les ressources suffisantes dans l’application des lois sur la conduite avec facultés affaiblies liée au cannabis », dit M. Forgeron.

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