MENU

Le BAC face au crime organisé

par Alain Castonguay | 17 juin 2015 15h15

Directeur des services d’enquête au Québec et pour l’Atlantique au Bureau d’assurance du Canada (BAC), Charles Rabbat, se spécialise en vol de véhicules, de cargaisons et d’équipements lourds.rabbat_charlesAvec la collaboration du Service de renseignement indépendant, qui récupère l’information policière, le BAC a pu trouver 18 groupes de voleurs spécialisés dans le recel de véhicules, de machinerie lourde et de cargaisons. « Le crime organisé a plus d’argent, d’équipement et de moyens que nous. Il nous faut échanger de l’information, c’est le nerf de la guerre », insiste M. Rabbat. C’est en suivant les ramifications diverses de ces organisations criminelles qu’on peut arriver à les démanteler ou les ralentir.

La fraude, en droit criminel, a une définition assez large, mais au sens du BAC, elle consiste à priver les enquêteurs de l’accès à toute information permettant de détecter un réseau criminel. Cartes de crédit, délits commerciaux, et documents falsifiés sont utilisés par le crime organisé pour détourner l’attention.

Des cargaisons entières sont aussi volées: la nourriture, les boissons alcoolisées, les équipements électroniques sont parmi les marchandises les plus prisées. « Il n’y a pas de numéro de série sur un poulet congelé. » Grâce à des enquêtes, ils ont pu constater qu’il a fallu moins de six heures pour que la moitié de la marchandise volée atterrisse dans un marché aux puces, tandis que le reste se préparait à voyager vers la Californie.

Il suggère aux assureurs d’être très attentifs lors du recrutement. « Si vous voulez baisser vos couts, ne lésinez pas et embauchez les bonnes personnes, à tous les niveaux. C’est le dernier conseil que le BAC peut vous donner. »

Publicité