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Le marché de la cyberassurance devrait atteindre les 7,5 G$ d’ici 2020

par Mathieu Carbasse | 17 septembre 2015 11h15

Le marché mondial de la cyberassurance pourrait atteindre le chiffre de 5 milliards de dollars (G$) en primes annuelles d’ici 2018, et au moins 7,5 G$ d’ici la fin de la décennie, selon un rapport de PwC intitulé Insurance 2020 & beyond: Reaping the dividends of cyber resilience.

Des recherches effectuées antérieurement par PwC ont montré que 61 % des chefs d’entreprise, tous secteurs confondus, voient les attaques informatiques comme une menace pour la croissance de leurs activités et qu’une moyenne de 100 000 incidents de sécurité informatique ont été rapportés chaque jour à l’échelle de la planète en 2014.

« Avec le coût élevé des garanties, les limites imposées, les conditions strictes et les restrictions quant aux réclamations autorisées, de nombreux titulaires de police se demandent si le produit d’assurance pour lequel ils paient leur apporte une véritable valeur en échange, souligne Kenneth Hotton, associé du secteur de l’assurance chez PwC. Il existe également une possibilité réelle que des conditions trop exigeantes entraînent un resserrement de la réglementation ou des poursuites contre les assureurs. »

« Pour les assureurs, le cyberrisque est, de plusieurs façons, un risque qui ne ressemble à aucun autre risque. Il s’agit également d’une opportunité. Les assureurs qui souhaitent tirer leur épingle du jeu rendront leur offre future de protections conditionnelle à l’évaluation du risque lié aux activités du client et à l’application des mesures de redressement préconisées par la suite. Une approche fondée sur une meilleure information permettra aux assureurs de réduire leur exposition au risque tout en offrant à leurs clients le type de garanties et de primes attrayantes qu’ils commencent à réclamer », affirme M. Hotton.

Kenneth Hotton croit aussi que les assureurs doivent continuer à investir suffisamment dans leur propre cybersécurité. Selon lui, « une entreprise qui ne sait pas se protéger elle-même ne peut s’attendre à ce que les titulaires de police lui fassent confiance et suivent ses conseils ». 

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