Les assureurs ont émis moins de titres de dette en 2023, selon un bulletin de l’agence de notation Morningstar DBRS, intitulé Canadian Insurers See Lower Debt Issuance in 2023, But Outlook Remains Broadly Stable for 2024.
L’agence note que la plupart des assureurs canadiens ont décidé de reporter les émissions non essentielles en raison de l’augmentation des coûts de la nouvelle dette.
Une situation qui tranche avec les années COVID-19, pendant lesquelles les assureurs ont émis un niveau record de dette. C’était en 2020 et 2021. Les assureurs voulaient ainsi renforcer leurs liquidités et financer de nouvelles acquisitions.
Depuis, les émissions de dettes ont amorcé une baisse qui s’est poursuivie en 2023, observe Morningstar DBRS. L’agence de notation ajoute que les perspectives restent largement stables pour 2024.
Encore plus qu’avant la pandémie
Selon Morningstar DBRS, les émissions de dette des assureurs canadiens restent bien au-dessus des niveaux d’avant-pandémie. L’agence estime toutefois peu probable de revoir les niveaux de 2020 et 2021 à moyen terme.
Il faudrait que des acteurs d’envergure s’engagent dans des activités de fusions et acquisitions substantielles pour qu’il en soit autrement, croit-elle. « Nous nous attendons à ce que les niveaux d’émission de dette fluctuent entre 3 et 6 milliards de dollars annuellement pour les deux à trois prochaines années, en fonction de l’activité d’acquisition et des besoins de refinancement de l’industrie canadienne de l’assurance », écrivent les analystes dans la note de Morningstar DBRS.
L’histoire se répète
« Le coupon moyen pour les émissions de dette d’assurance a légèrement augmenté à 5,728 % en 2023, contre 5,232 % en 2022 », rappellent les analystes de l’agence.
Ils notent aussi l’augmentation des coupons, malgré la réduction de la durée moyenne de la nouvelle dette d’assurance canadienne à 16 ans en 2023. La durée moyenne était de 21 ans l’année précédente. « La durée de la dette d’assurance émise en 2023 est plus conforme aux moyennes historiques observées sur le marché avant la pandémie. »
Ils concluent en disant qu’une réduction significative des taux d’intérêt pourrait favoriser les émissions de dette à plus long terme, « mais ce scénario est peu probable à court terme », affirment-ils.