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Les clients veulent voir leur REER prospérer… en toute sécurité

par Al Emid | 26 février 2010 19h42

En cette saison des REER, des conseillers proposent des stratégies pour consolider le portefeuille de retraite de leurs clients tout sécurisant les revenus futurs qu’ils pourront en tirer. Un besoin qui s’est fait sentir chez bon nombre de futurs retraités, ébranlés par les conséquences de la crise des marchés financiers.

Une des stratégies visent à intégrer un produit à garantie de retrait minimum (GRM) au sein d’un portefeuille REER, indique Brad Brain, planificateur financier certifié et président de la Brad Brain Financial Planning Inc. à Fort-St-John, en Colombie-Britannique.

Les avantages de cette stratégie entrent en jeu lorsque les actifs sont transférés en Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), explique-t-il. Même si les retraits minimums obligatoires du FERR sont supérieurs aux retraits garantis par le produit de GRM (habituellement 5 %), le client recevra tout de même l’excédent sans compromettre les revenus futurs garantis.

M. Brain rappelle que l’on ne retrouve pas les mêmes caractéristiques dans un compte non enregistré. Dans un portefeuille hors-REER, retirer d’un produit GRM un revenu supérieur à celui qu’il garantit entraîne des « conséquences négatives » plus tard, souligne-t-il.

Dans un exemple de calcul effectué par M. Brain, où les retraits du FERR commencent à l’âge limite réglementaire de 71 ans, ceux-ci sont supérieurs à ceux prévus au fonds GRM sur 12 des 18 années suivantes (soit à l’âge réglementaire d’extinction du FERR : 90 ans). Ce surplus représentait un montant considérable de l’argent de retraite total reçu par l’investisseur dans cet exemple.

Cette stratégie est susceptible d’attirer des gens qui ont à leur disposition des droits de cotisation inutilisés substantiels. Les GRM exigent la plupart du temps un dépôt minimum d’au moins 25 000 $. Dans votre REER, vous pouvez aussi transférer des actifs dans d’autres produits d’investissement vers des fonds GRM.

Retour aux sources

Cette période des REER qui suit une crise sans précédent est le moment idéal pour revenir aux fondements de l’investissement, indique Sterling Rempel, planificateur financier certifié et président de Future Values Estate and Financial Planning, à Calgary.

Plusieurs investisseurs ont mis leur pécule à l’abri durant cette période de chaos, observe M. Rempel, mais ce n’était pas le bon moment de le faire. Agir ainsi revient à privilégier un horizon de placement à court terme. « Plutôt que de penser à leurs REER de maintenant jusqu’à ce qu’ils prennent leur retraite, ils ont évalué ce qui allait se produire dans les cinq ou six prochains mois. »

Ces réactions nécessitent maintenant le retour aux bases de l’investissement REER. Le conseiller devrait donc saisir l’occasion de cette période des REER pour revoir le portefeuille REER de ses clients pour revoir la répartition de l’actif, les prévisions de retraite et peut-être établir de nouveau des objectifs.

Présidente d’Antara Financial Group à Ottawa, Judith Cane a la solution pour ses clients les plus conservateurs : les fonds du marché monétaire. Ils ont toujours leur place dans la planification REER, fait-elle valoir.

Ces fonds conviennent aux personnes qui traversent un période difficile et qui n’ont pas la tête à prendre des décisions de placement, dit-elle, par exemple une veuve qui vient de perdre son mari. « Bon nombre d’entre elles ne savent pas si elles continueront de travailler, si elles prendront leur retraite ou si elles prendront un moment de repos, passeront du temps avec leurs enfants et utiliseront un peu de cet argent. » Ces fonds conviennent aussi aux clients dont l’emploi est incertain.

Enfin, Ted Rechtshaffen, planificateur financier certifié et PDG de la TriDelta Financial à Toronto, croit pour sa part que le REÉR n’est pas toujours la meilleure solution. L’industrie insiste pour que les gens cotisent à leur REER, quitte à emprunter de l’argent pour le faire, observe-t-il. Tout dépend du taux d’imposition des clients. Pour sa part, il recommande le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) aux gens qui gagnent un revenu annuel inférieur à 40 000$.

Al Emid

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