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Les consultations médicales en santé mentale gagnent du terrain

par Mathieu Carbasse | 27 janvier 2016 09h42

Selon une nouvelle enquête menée par Morneau Shepell, 63 % des médecins affirment que la dépression, les troubles d’anxiété ou les problèmes liés au stress connaissaient la croissance la plus rapide parmi les patients rencontrés au cours des deux ou trois dernières années.

Par ailleurs, la dépression et l’hypertension artérielle se classent désormais au même rang parmi les principaux motifs de consultation médicale au Canada. Pour 24 % des médecins répondants en effet , la dépression était le principal motif de consultation, à égalité avec l’hypertension artérielle, laquelle était le principal motif de consultation pour un groupe différent de 24 % des médecins répondants.

Forte incidence sur le travail

Cette enquête nationale a aussi permis d’observer que la grande majorité (82 %) des employés répondants qui avaient mentionné être aux prises avec un problème de santé mentale et les deux tiers (67 %) de ceux qui avaient déclaré des symptômes de stress ont affirmé que cela avait une incidence sur leur travail. À titre de comparaison, seulement la moitié (53 %) des employés qui ont déclaré souffrir de problèmes de santé physique ont affirmé que cela avait une incidence sur leur travail.

« Chaque année, nous observons une hausse du nombre d’employés qui demandent de l’aide pour des problèmes de stress et d’anxiété attribuables à tout ce qui peut aller de l’incertitude devant l’instabilité économique aux difficultés dans une relation personnelle, explique Alan Torrie, PDG de Morneau Shepell. Ces problèmes ont souvent un effet négatif sur la productivité au travail. Par ailleurs, les employeurs qui offrent un programme de soutien au mieux-être mental constatent souvent qu’il y a un lien important entre la santé mentale et l’engagement au travail. »

L’engagement favorise la bonne santé mentale

L’enquête a ainsi montré que plus des deux tiers (67 %) des employés hautement engagés rapportaient avoir une santé mentale excellente ou très bonne, comparativement à moins de la moitié (35 %) chez les employés qui ne sont pas engagés.

De plus, l’enquête a conclu que le stress au travail avait de plus grandes répercussions sur l’engagement que le stress personnel. Près de la moitié (47 %) des employés qui ne sont pas engagés ont fait état de stress extrême au travail, mais moins d’un employé qui n’est pas engagé sur cinq (18 %) a déclaré un stress personnel extrême.

Parmi les autres facteurs de stress au travail, 60 % des employés ont indiqué principalement les problèmes émotionnels ou interpersonnels. En comparaison, pour près de la moitié (43 %) des employés, le stress en milieu de travail est causé par les problèmes liés au travail, et seulement 14 % ont indiqué que les problèmes liés au travail physique sont pour eux la source de stress en milieu de travail.

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