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Les préoccupations financières freinent le départ à la retraite des Canadiens

par Mathieu Carbasse | 28 janvier 2016 11h34

Selon une étude internationale menée par HSBC, les non-retraités canadiens sont parmi les plus nombreux à vouloir prendre leur retraite d'ici cinq ans (74 %), mais seulement 45 % d’entre eux ne croient pas être en mesure d'y arriver.

Par ailleurs, 93 % des répondants canadiens - une proportion écrasante et la plus élevée des 17 marchés de l'étude - disent que des considérations financières telles qu'un manque d'épargne, des dettes importantes ou la nécessité de subvenir aux besoins de personnes à charge les empêchent de prendre la retraite dont ils rêvent.

Épargner pour la retraite n’est pas toujours facile

« La retraite devrait être l'occasion de choisir ce que l'on veut vraiment faire, que ce soit voyager, tenter une nouvelle aventure, passer plus de temps avec la famille et les amis ou tout simplement profiter de sa liberté, souligne Betty Miao, vice-présidente à la direction et responsable en chef des services bancaires de détail et de gestion de patrimoine, chez HSBC Canada. Pourtant, comme le montre notre dernière étude internationale, épargner en prévision d'une retraite confortable et active n'est pas toujours facile pour les gens en âge de travailler. »

À l'image de la moyenne internationale, 25 % des non-retraités canadiens âgés de 45 ans et plus qui aimeraient prendre leur retraite évoquent le fait que le travail a un effet négatif sur leur santé mentale ou physique. D'un autre côté, 28 % des retraités canadiens disent que leur santé générale s'est détériorée une fois à la retraite, mais ils s'en tirent mieux que les Américains (36 %), les Anglais (37 %) et les Français (36 %).

14 % des Canadiens croient qu'ils ne prendront jamais leur retraite

De plus, les résultats de la dernière étude montrent que 14 % des non-retraités du Canada croient qu'ils ne prendront jamais leur retraite, ce qui concorde avec les résultats de l'année dernière (15 %). En fait, les répondants d'autres pays commencent à penser comme les Canadiens : la moyenne internationale, qui était de 10 % l'année dernière, s'est établie à 18 % cette année.

Enfin, l'écart entre les sexes se maintient : près d'une femme retraitée sur trois (32 %) indique que sa situation financière s'est détériorée à la retraite, contre un homme sur quatre seulement (24 %). De plus, 98 % des femmes non retraitées âgées de 45 ans ou plus éprouvent des difficultés financières, comparativement à 88 % des hommes.

« Avec le climat économique incertain et les temps plus difficiles qui s'annoncent, les Canadiens qui arrivent à l'âge de la retraite devraient être soulagés de savoir que les préoccupations de santé n'ont pas représenté pour les retraités actuels un obstacle financier aussi important que ces derniers l'auraient cru. En fait, c'est une raison de plus pour planifier dès maintenant la vie active que vous voulez vivre dans les années à venir », conclut Mme Miao.

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