MENU

L’industrie de l’assurance de personnes poursuivra sa croissance grâce à l’essor de l’économie canadienne

par Reynaldo Marquez | 31 août 2007 15h51

L’industrie de l’assurance de personnes continuera de connaître de solides rendements au cours des 12 prochains mois en raison de la conjoncture économique canadienne qui lui sera favorable, affirme l’agence de notation Standard & Poor’s dans son bulletin annuel portant sur l’état de cette industrie, publié le 1er juin dernier.
Standard and Poor’s ajoute que la demande sans cesse croissante des marchés émergents, dont la Chine et l’Inde, pour les ressources énergétiques et les ressources naturelles canadiennes contribueront à alimenter l’essor de l’économie du pays.

L’industrie canadienne de l’assurance de personnes bénéficiera notamment d’une augmentation lente mais constante des taux d’intérêt à long terme. Cela aura pour résultat de renouveler l’intérêt des consommateurs pour les produits de protection et d’épargne des assureurs, indique le rapport.

La croissance des ventes des produits traditionnels de protection sera toutefois moins importante que celles des produits d’épargne et des produits de retraite, qui seront soutenues par une population canadienne vieillissante.

L’agence de notation constate que les trois grands assureurs vie canadiens que sont Financière Manuvie, Financière Sun Life et Great-West ont continué en 2006 de contrôler plus de 60% des parts du marché canadien.

Standard and Poor’s indique néanmoins qu’Industrielle Alliance s’affirme de plus en plus comme le quatrième joueur en importance en sol canadien. La stratégie employée par cet assureur pour y parvenir a été double. Premièrement, Industrielle Alliance a réussi à renforcer sa présence auprès du réseau de distribution existante. Deuxièmement, les acquisitions faites par l’assureur, dont celle de gestionnaire en fonds communs de placement

Clarington en 2005, lui ont permis de se positionner favorablement dans le marché de la gestion privée.Au chapitre des cotes de financières de crédit, les mouvements se sont faits rares tant chez Standard and Poor’s que chez son concurrent A.M. Best. Au cours de 2006, Standard and Poor’s a abaissé d’un cran la cote financière de Co-operators la faisant passer de BBB+ positif à BBB+ stable.

L’impact jugé négatif des activités en assurances IARD sur l’ensemble des activités du groupe, dont celles en assurance vie, lui ont valu cette décote, indique Standard and Poor’s. L’agence ne fait pas mention dans son rapport du retrait de Co-operators du marché québécois de l’assurance vie individuelle survenu en mai dernier, moins d’un an après avoir lancé son offensive au Québec.

De son côté, A.M. Best n’a pas rendu public de bulletin relativement aux perspectives canadiennes de l’industrie de l’assurance de personnes. L’agence présentera néanmoins ses conclusions durant une conférence qu’elle organise, le 21 septembre prochain à Toronto.

A.M. Best a néanmoins réaffirmé la notation A Excellent à l’Empire Vie. Cette note reflète la capitalisation de l’assureur jugée excellente par A.M. Best. L’agence salue aussi la croissance des ventes, l’expansion et la rentabilité de l’assureur.

Par contre, note A.M. Best, Empire Vie fera face à nombre de défis. L’assureur devra, notamment, continuer d’améliorer ses revenus dans les segments de plus en plus concurrentiels que celui de l’assurance vie individuelle et l’assurance vie collective. Empire Vie devra aussi étendre ses activités à l’ensemble du Canada, où il se butera à la main mise qu’y exercent les trois gros assureurs vie, affirme A.M. Best.

La capitalisation et la rentabilité jugées excellentes par A.M. Best de RBC Assurance ont valu à la société de voir sa note A Excellent être confirmée en 2006. L’un des défis qui attendent RBC Assurance sera celui d’accroître ses parts de marchés dans le secteur de l’assurance individuelle. L’assureur devra aussi trouver un moyen d’être plus concurrentiel dans les segments de santé et des accidents. Il devra de plus accroître ses parts de marchés jugées modestes dans le secteur de la gestion privée, opine A.M. Best.

Publicité
Sur le même sujet …