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L’industrielle Alliance contrôle ses dépenses

par Vicky Poitras | 13 juin 2006 15h59

La croissance continue à l’Industrielle Alliance. Mais pas aux dépens du contrôle des coûts. Habitués à une croissance météorique, les actionnaires de l’Industrielle Alliance ne se plaindront pas des résultats affichés par l’assureur de dommages pour 2005. Un rendement sur l’avoir des actionnaires de 23,7%, en hausse de trois points comparé à 2004. De plus, les primes nettes souscrites sont en hausse par rapport à 2004, tout comme les revenus de placement.La croissance du bénéfice est toutefois moins marquée qu’entre 2003 et 2004. Pour sa part, le ratio combiné est moins reluisant, car il est passé de 93,13 en 2004 à 95,34 en 2005. Le ratio de sinistre est en hausse et les résultats techniques sont… en baisse, comparativement à 2004.

Entre autres, l’assureur a connu des pertes en responsabilité civile du côté de la filiale Industrial Alliance Pacific.

Michel Laurin, président et chef de l’exploitation, n’affiche aucune inquiétude lorsqu’il commente ces résultats. Pas plus qu’il ne s’inquiète du fait que les primes directes souscrites font du « sur place » en 2005 par rapport à 2004.

« Les primes directes souscrites sont pratiquement les mêmes, mais les primes nettes ont sensiblement augmenté, dit-il. Je privilégie cette dernière mesure. »

M. Laurin explique en outre que l’assureur a rigoureusement contrôlé ses dépenses. Le ratio des dépenses de l’Industrielle Alliance est d’ailleurs passé de 25,20 à 25,07 entre 2004 et 2005.

Au Québec, l’assureur de dommages bénéficie des références provenant de son réseau de courtiers actifs en assurance de personnes. Ces intermédiaires ne disposent généralement pas d’un permis pour vendre de l’assurance de dommages. « Une commission de référence est beaucoup moins élevée qu’une commission de vente, souligne-t-il. Ce qui limite nos frais. »

Michel Laurin reconnaît que la sinistralité est en hausse en habitation. « J’ai peur de l’eau, dit-il à la blague. Disons que les dégâts d’eau ont bondi ces dernières années. Nous avons eu un superbe été 2005. Mais quand il a plu, ce fut le déluge! »

L’Industrielle Alliance s’est donc lancée dans la prévention auprès de sa clientèle. L’assureur distribue des dépliants à ses clients lors des renouvellements de police, incitant les assurés à vérifier l’état de leur toiture et de leur drain. M. Laurin reconnaît que l’assurance habitation est entrée dans un marché dur. Il s’attend à des hausses moyennes de tarifs de 10% cette année au Québec.

« Mais le client se rattrape du côté de l’assurance automobile, où le marché mou persiste », dit-il.

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