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Nick Kidd veut qu'April tire profit de son expérience britannique

par Hubert Roy | 22 septembre 2014 09h00

Nick Kidd compte bien tirer profit de son expérience au Royaume-Uni pour amener April Canada à de nouveaux sommets. Il dit que le marché britannique est de 5 à 10 ans en avance sur le marché canadien, mais croit que ce dernier va dans la même direction.« Le marché britannique est très différent par sa vive concurrence et par sa règlementation plus souple qu’au Canada. Ce marché nous enseigne toutefois qu’il faut mettre le consommateur au cœur de son entreprise. Comment l’écoutons-nous vraiment? Cette approche fait partie de moi, et je veux amener cet ADN chez April pour mieux servir à la fois nos clients et les courtiers avec qui nous traitons », dit-il.

Il ajoute qu’une chose qui l’impressionne du marché britannique est que les assureurs et les courtiers se sont unis pour rendre le marché plus simple, et ce, tant pour l’assurance des particuliers que pour les petits risques commerciaux. Il donne en exemple la vente en ligne, en mentionnant que 85 % des polices d’assurance auto sont achetées sur le Web. « Les consommateurs comprennent bien le processus et savent ce qu’ils achètent », souligne M. Kidd.

Il souligne que lorsqu’il a quitté AXA pour venir s’établir au Canada, une des réflexions de l’assureur concernait la façon dont pouvait être simplifié le produit d’assurance pour les petites entreprises. « L’entrepreneur ne devrait pas avoir à faire mille-et-une recherches pour pouvoir trouver certaines réponses relatives au risque qu’il pose. Il ne devrait avoir qu’à fournir un certain nombre de faits pour obtenir son prix. Pourquoi ne pas simplement souscrire la portion responsabilité comme base de sa police, pour ensuite y greffer les options qu’il veut voir être couvertes? », dit le PDG d’April Canada.

La vente en ligne prendra plus de place au Canada, comme ce fut le cas au Royaume-Uni, dit M. Kidd. « En assurance des particuliers, l’auto et l’habitation deviennent des produits de commodité, avec moins d’interaction humaine. Il faut amener cette simplicité en assurance des entreprises. Pour moi, si vous être le propriétaire d’une petite entreprise, vous êtes une personne normale. Vous voulez faire des ajouts à votre contrat par Internet? Vous devriez être en mesure de le faire. Même chose si vous désirez obtenir un document dans les 24 heures. Vous pouvez l’avoir pour votre assurance personnelle, pourquoi est-ce que ça ne serait pas la même chose pour votre entreprise? », dit-il.

De plus, M. Kidd affirme croire que la demande évoluera au rythme de l’innovation de l’industrie. « La règlementation engendre de grosses différences au Canada. Au Royaume-Uni, les assureurs automobiles en sont au point où ils peuvent changer leur tarification quotidiennement. Ça n’arrivera pas ici vu la lourdeur règlementaire. Cette lourdeur amène toutefois une plus grande stabilité sur le marché. Il n’y a pas un ou deux revirements de marché par année », dit-il.

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