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Penncorp devient La Capitale sécurité financière pour accélérer son développement hors Québec

par Alain Thériault | 28 janvier 2014 10h12

Penncorp faisant place à La Capitale sécurité financière le 1er janvier, l’assureur mettra les bouchées doubles pour augmenter l’apport du réseau des agents généraux de cette filiale qui tire traditionnellement sa force de son réseau captif.La Capitale a acquis Penncorp en 2006, mais l’effort de développement de son réseau indépendant n’a réellement commencé qu’il y a deux ou trois ans. Maintenant, l’assureur de Québec veut accélérer le développement de ce réseau avec sa filiale de Mississauga. Miser sur une seule marque plutôt que deux lui a semblé un choix judicieux.

Pourquoi faire la promotion de deux marques lorsqu’on peut faire celle d’une seule? « Nous avons voulu rentabiliser les investissements dans nos marques de commerce et nous simplifier la vie », a expliqué le PDG de La Capitale assurance de personnes, Steven Ross, en entrevue au Journal de l’assurance.

Selon M. Ross, La Capitale a atteint la notoriété et la masse critique nécessaires pour commercialiser les produits de toutes ses filiales sous un même nom, partout au Canada. Au Canada anglais, l’assureur fonctionnera sous le nom La Capitale Financial Security.

Le moment était également propice parce que La Capitale a totalement intégré Penncorp à son secteur de l’assurance de personnes. « Nous possédons la plateforme pour développer La Capitale en dehors du Québec et nous avons connu une croissance importante, rappelle M. Ross. En 2012, nous étions le 12e plus gros assureur au Canada, alors que nous étions 20e il y a sept ou huit ans. Au Québec, nous sommes passés de 14e à 7e dans le même laps de temps. De plus, 20 % de nos affaires en assurance collective sont désormais réalisées hors Québec. » Penncorp occupait la 6e position au Canada en termes de parts de marché de l’assurance salaire, révèle M. Ross.

La Capitale dit ainsi vouloir donner un souffle nouveau au réseau de courtage et regarder sérieusement ce qu’il lui offre. « Toute l’offre aux courtiers est sur la table. Les produits destinés à ce réseau seront revus et améliorés. Les premières nouveautés seront présentées au printemps », a révélé M. Ross. Des équipes de développement à travers le Canada sont sur le coup, a-t-il ajouté.

Créneau des cols bleus

Fondée en 1971, Penncorp a depuis occupé le créneau de l’assurance salaire destinée aux travailleurs autonomes de type cols bleus, tels les agriculteurs et les camionneurs. Sa mission : offrir aux travailleurs manuels des produits de qualité équivalente à ceux qu’offrent les assureurs traditionnels aux professionnels cols blancs.

« Nous offrons des produits d’assurance salaire qui offrent des prestations à vie, ce qui est très rare dans ce marché, dit M. Ross. Nos produits ne comportent aucune limitation relativement aux problèmes de maux de dos et ligamentaires (foulures, entorses). Ils ne nécessitent aucune intégration avec les régimes publics. Nous avons aussi une excellente réputation en matière de réclamations : nous émettons un premier chèque aussitôt que l’assuré se qualifie et nous procédons aux analyses et à l’évaluation de la réclamation par la suite seulement. »

La Capitale sécurité financière demeurera spécialisée dans son créneau, mais ratissera plus large, a par ailleurs annoncé M. Ross. « Nous irons chercher non seulement les cols bleus, mais aussi les classes AA et AAA, par exemple les traducteurs et les journalistes », a-t-il illustré.

Le nom ne disparait pas totalement. Son réseau d’agences continuera de porter le nom Penncorp Insurance and Financial Services. En raison de son excellente réputation, cette appellation demeure un atout pour l’assureur dans ses relations avec les conseillers, particulièrement hors Québec, a indiqué M. Ross.

Par ailleurs, les efforts déployés pour soutenir le réseau indépendant n’enlèvent rien au réseau d’agences, signale le PDG de La Capitale. « Nous allons aussi continuer de développer le réseau de carrière. » Le réseau captif de Penncorp est traditionnellement perçu comme étant fort, tant au Québec qu’au Canada.

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