MENU

Portrait du marché du financement de primes

par Hubert Roy | 16 août 2016 07h00

Éric Bissonnette | Photo : Réjean Meloche

Le marché du financement de primes au Canada est estimé à environ deux milliards de dollars par les compagnies qui la composent.

Éric Bissonnette, vice-président des ventes, région de l’Est, de Financement d’assurance First du Canada, en détient la moitié. L’entreprise est une filiale détenue par la banque américaine WinTrust, qui a un chiffre d’affaires de 20 G$ en Amérique du Nord, dont 6 G$ en financement de primes.

Financement First traite avec 1 500 bureaux de courtage à travers le Canada, dont 100 nouveaux depuis le début de 2016. Et M. Bissonnette assure qu’il s’agit de cabinets dits actifs, qui ne font pas du financement de temps à autre. Au Québec, Financement First traite avec environ 120 cabinets de courtage. Il s’attend à ce que son entente d’intégration avec Policy Works fasse hausser ces chiffres.

Financement First œuvre uniquement en assurance des entreprises, mais couvre tous les besoins. Allant du chauffeur de taxi qui a une prime annuelle de 500 $ à la multinationale qui en a une de 20 millions de dollars (M$). « Il est très rare que l’on refuse de faire un prêt. On va offrir une structure plus sécurisée, mais on offre toujours quelque chose », dit M. Bissonnette.

Du côté de Snap Financement de primes, on traite avec une centaine de courtiers au Québec. L’entreprise traite avec une centaine de clients par mois. Elle souhaite en compter 2 000 au total d’ici la fin de l’année et traiter avec 150 courtiers, dit son directeur des ventes du Québec et des Maritimes Ghislain Lévesque.

L’entreprise fait d’ailleurs du financement tant en assurance des particuliers qu’en assurance des entreprises. C’est la firme d’équité américaine FFL qui fournit le financement à Snap. Au Canada, Snap estime occuper le 3e échelon.

Chez Primaco, ce sont 26 000 contrats d’assurance qui sont financés annuellement, rapporte son président Benoit Morin. Le gros de sa clientèle est au Québec, mais a aussi une présence dans les Maritimes et dans l’Ouest du Canada. L’entreprise souhaite aussi étendre son empreinte partout au Canada dans le futur. Le volume de primes financé par Primaco demeure confidentiel, mais est de plusieurs dizaines de millions de dollars.

Du côté de CAFO, on se concentre uniquement sur l’assurance des entreprises. La firme a délaissé l’assurance des particuliers à la fin des années 1990, alors que des assureurs offraient eux-mêmes du financement. CAFO est réputé pour traiter avec les courtiers à lettre, tels AON, BFL Canada ou Marsh, mais ne se limite pas à ce marché. L’entreprise traite avec 150 cabinets de courtage au Québec, révèle son vice-président au développement des affaires, Richard Allen. Au Canada, CAFO est présent dans toutes les provinces et traite avec environ 450 cabinets.

CAFO appartient à la banque américaine BB&T, 12e en importance aux États-Unis. Elle compte un actif de 214 milliards de dollars (G$). C’est elle qui lui fournit son financement. CAFO a aussi une compagnie sœur aux États-Unis : AFCO.  

Publicité