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Près de la moitié des Québécois méconnaissent leurs contrats d’assurance, selon un sondage

par La rédaction | 22 mai 2018 09h45

Photo : Freepik

Un sondage mené par la firme Léger pour le compte de la Chambre de l’assurance de dommages et de la Chambre de la sécurité financière démontre que près de la moitié des Québécois connaissent mal leurs contrats d’assurance. Qui plus est, 80 % d’entre eux ne lisent pas ou seulement en partie leurs contrats d’assurance. Une situation que les Chambres qualifient de « préoccupante ».

« Ce nouveau sondage rappelle la grande complexité de notre secteur et le besoin d’accompagnement des Québécois pour faire des choix éclairés », souligne Maya Raic, présidente-directrice générale de la Chambre de l’assurance de dommages.

Les exclusions méconnues

Par ailleurs, les Chambres affirment qu’une forte proportion des personnes sondées n’arrive pas à identifier ce qui constitue ou non une exclusion. L’étude révèle que 47 % des sondés ignorent l’ensemble des exclusions de ses contrats d’assurance. En effet, 19 % des répondants disent savoir que les refoulements d’égout n’entrent pas dans la couverture de base des polices d’assurance habitation.

« La compréhension d’exclusions techniques et de leurs impacts ne peut reposer uniquement sur les épaules des consommateurs, qui doivent compter sur des représentants en assurance certifiés pour les guider dans le processus d’achat d’assurance vie », explique Marie Elaine Farley, présidente et chef de la direction de la Chambre de la sécurité financière.

Responsabilité du consommateur

Près des deux tiers (61 %) des consommateurs n’ont pas avisé leur représentant en assurance de dommages de changements majeurs touchant leur résidence, soutient le sondage. Les Chambres rappellent que les courtiers et représentants ont l’obligation de prendre les moyens nécessaires pour que la police réponde aux besoins des clients.

Le sondage dévoile également que 72 % des consommateurs préfèrent obtenir des conseils de la part d’un professionnel certifié plutôt que d’un robot utilisant l’intelligence artificielle (2 %), ou d’un agent de télémarkéting (1 %).

Les Chambres utilisent ces données pour soutenir leur point de vue au sujet du projet de loi 141. Elles voient dans le projet de loi de nombreux dangers pour la protection des consommateurs.

Le sondage a été mené sur le Web auprès de 1 035 Québécois.

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