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Près de la moitié des victimes d’inondations vivent du stress chronique

par Justine Montminy | 11 juin 2018 13h30

De tous les phénomènes météorologiques du Canada, les inondations sont les plus couteuses et entrainent généralement des dommages matériels de plusieurs millions de dollars. Une étude du Intact Centre on Climate Adaptation de l’Université de Waterloo s’est penchée sur les effets psychologiques qu’entrainent les inondations chez les résidents.

L’étude, financée par Intact Corporation financière et Manuvie, s’est basée sur les répercussions qu’a eues une importante tempête en aout 2014 à Burlington, en Ontario, où 3 500 maisons avaient été inondées.

Stress chronique pour les victimes d’inondations

L’étude révèle qu’au cours des 30 premiers jours d’une inondation, 47 % des membres des ménages inondés étaient inquiets et stressés. Trois ans après une inondation, 48 % des personnes sondées ont révélé ressentir du stress dès qu’il pleut.

Les inondations affectent aussi la vie professionnelle puisque dans 56 % des cas, les sinistrés ont dû arrêter de travailler pour au moins une semaine en moyenne. Ce chiffre est 10 fois plus élevé que la moyenne des travailleurs ontariens.

« Cette étude ajoute une nouvelle dimension à notre compréhension des effets pernicieux des inondations. Le stress mental à long terme, combiné au temps de travail perdu, souligne la nécessité pour le gouvernement de promouvoir la protection contre les inondations au Canada », a déclaré Blair Feltmate, directeur du Centre on Climate Adaptation et professeur à la faculté de l’environnement de l’Université de Waterloo.

Réduire les risques est la solution

Les chercheurs de l’étude sont d’avis que si des mesures de préventions ne sont pas mises en place par les propriétaires, les entreprises et le gouvernement, de plus en plus de personnes risqueraient de vivre avec des répercussions à la suite d’inondations.

L’étude suggère aux propriétaires de maisons de se renseigner auprès de leur fournisseur d’assurance pour comprendre leur couverture et vérifier s’ils sont préparés financièrement aux situations d’urgence.

À l’échelle nationale, l’étude rapporte que les efforts en cours pour réduire les risques d’inondation doivent se poursuivre. On y suggère aussi de privilégier la formation et la certification des inspecteurs habitations sur les risques d’inondation.

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