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Réforme du Régime de pensions : les employeurs canadiens ne sont pas prêts

par Mathieu Carbasse | 17 janvier 2017 11h30

Photo : Freepik

Selon un sondage mené par Aon Hewitt auprès de 250 organisations canadiennes des secteurs privé et public, la plupart des employeurs canadiens ne sont pas encore prêts à intégrer le nouveau Régime de pensions du Canada (RPC) dans leurs stratégies de rémunération globale.

Ainsi, seulement 13 % des employeurs ont commencé à planifier en vue de la réforme du RPC, et 35 % le feront d’ici octobre 2017. Près de la moitié des répondants (46 %) affirment même ne pas savoir à quel moment ils entreprendront ce processus de planification.

Une incidence sur la rémunération des employés

« La bonification du RPC est suffisamment importante pour comporter des avantages significatifs, et néanmoins suffisamment modeste pour ne pas entraîner l’élimination de régimes de retraite d’employeur, souligne Allan Shapira, directeur général et associé exécutif d’Aon Hewitt. Le défi pour les employeurs est maintenant de déterminer la meilleure façon d’intégrer un RPC bonifié dans leurs stratégies de rémunération globale. »

Au moment de son entrée en vigueur en 2019, la bonification du RPC pourrait pourtant avoir une incidence considérable sur la rémunération des employés, les formules de financement des prestations de retraite, les stratégies de rémunération globale et d’autres facteurs.

Le coût, préoccupation majeure des employeurs

Les employeurs sondés partagent certaines préoccupations. Nombre d’entre eux (36 %) s’inquiètent par exemple de la complexité administrative accrue; d’autres (22 %) sont préoccupés par les réactions potentiellement négatives des employés. La principale préoccupation, mentionnée par 65 % des répondants, est l’augmentation des coûts, bien qu’il n’y ait pas de consensus sur la meilleure façon d’aborder cet enjeu.

Selon Aon, il est donc vital pour les employeurs de disposer d’une stratégie exhaustive visant à intégrer le nouveau RPC à leurs stratégies de rémunération globale. « Plusieurs bonnes raisons justifient la longue période d’implantation du RPC bonifié, mais les promoteurs de régimes de retraite ne devraient pas la considérer comme un sursis, ajoute William da Silva, associé exécutif et directeur de la pratique nationale Retraite, chez Aon Hewitt. Le travail pour concevoir, mettre en œuvre, communiquer et administrer les changements est important et ne devrait pas être sous-estimé par les employeurs. »

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