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Technologie Keal se revampe pour offrir un meilleur lien entre consommateur et assureur

par Hubert Roy | 07 septembre 2015 09h00

Technologie Keal a développé de nombreuses applications au cours des derniers mois avec un objectif bien précis en tête : pousser le consommateur vers l’assureur, mais sous le contrôle du courtier. Keal croit tellement en ce virage qu’il revampe son image de marque, ainsi que son logo.

Pat Durepos, président de Technologie Keal, s’est posé une grande question il y a quelques mois : comment les courtiers d’assurance de dommages pourront-ils offrir aux consommateurs d’acheter en ligne? Pour lui cette question est vitale, car il croit que les courtiers qui ne prendront pas ce virage seront laissés derrière.

« Notre vison a changé. C’est ce qui a mené au développement de notre application Point d’accès au consommateur (PAC), qui permettra aux courtiers de réaliser des transactions en ligne directement, mais aussi la création d’une nouvelle filiale dédiée aux consommateurs. On amorcera une grosse compagne publicitaire numérique à l’automne pour promouvoir le tout », a révélé M. Durepos, en entrevue au Journal de l’assurance.

Point d’accès au consommateur

Avec son application Point d’accès au consommateur, Keal a détaillé en six étapes ce que sera la transaction en ligne pour le courtier. La première ne relève toutefois pas du ressort de Keal. Elle est entre les mains du courtier. Il doit attirer le client sur son site Web. Une fois cela fait, il pourra lui fournir une soumission en temps réel. « Keal le permet via une application qui se connecte directement à notre système de gestion de courtage. Le cabinet de courtage que je possède au Nouveau-Brunswick, Alliance Assurance, l’utilise déjà. Grâce à l’application, le client peut visualiser sur le site du courtier toutes les polices qu’ils ont. Il peut même y mettre sa photo s’il veut, ainsi que celle de ses biens. Tout se fait en temps réel », dit M. Durepos.

Lancement en septembre

Le développement de l’application se fait en anglais pour le moment. Le cabinet ontarien ingenie, qui cible les jeunes Ontariens, l’utilise en phase de tests. La traduction en français est en cours de réalisation. Le lancement en français se fera en septembre. La soumission en ligne sera aussi disponible avec un assureur, dans un segment d’affaires. À la mi-septembre, ce seront deux assureurs qui seront disponibles. En octobre, tant l’assurance automobile que l’assurance habitation seront traitées par la soumission en ligne, et ce, avec plusieurs assureurs, dit M. Durepos.

Pour être sûr de bien comprendre les besoins des consommateurs, Keal a mené des groupes de discussions (focus groups). Le fournisseur technologique en a retiré plusieurs constats. L’un d’eux est que les consommateurs préfèrent parler de leur bateau avant leur maison. C’est pourquoi sur l’application de Keal il est invité à entrer ses informations sur son automobile, ses véhicules récréatifs, puis sa maison, et ensuite ses effets personnels, comme ses bijoux, puis finalement sa résidence secondaire si nécessaire.


Une fois que le client a complété sa soumission en ligne, il complète ses informations et peut procéder au paiement, que ce soit avec une carte de crédit, une carte de débit ou un échange de fonds, le tout sécurisé par une signature électronique.

Par la suite, l’information est envoyée dans le système de gestion de courtage du cabinet. Là encore, tout se fait en temps réel. Keal a d’ailleurs renommé son BMS. Auparavant appelé sigXP, l’entreprise laisse tomber le sigle XP pour le renommer sig.

Transaction avec l’assureur

Cinquième étape : l’assureur accuse réception de la transaction. Deux assureurs sont intégrés, soit Intact Assurance et Aviva Canada. Pour les autres, Keal va chercher leur tarification dans une base de données en arrière-plan de l’application. Les validations se font, puis l’assureur renvoie un numéro de police et un edoc du contrat au courtier. Le tout se termine lorsque le courtier envoie la police en version électronique au client. (NDLR : L’edoc est une norme électronique développée par le Centre d’étude de la pratique en assurance [CSIO] qui permet aux courtiers et aux assureurs d’échanger des documents dans le même langage Web.)

M. Durepos indique que pour que son modèle performe bien, les courtiers doivent faire un bon markéting. « Depuis 15 ans, nous bâtissons des solutions technologiques pour les courtiers. Pourtant, quand on leur parle de téléphonie IP, d’edocs ou d’acheter en ligne, il y a un manque d’intérêt de leur part. C’est pour cela que l’on renvoie notre positionnement en allant vers le client et l’assureur, mais toujours sous le contrôle du courtier. Avec cette approche, nous avons aussi un meilleur support des assureurs. »

M. Durepos affirme que Keal travaille à offrir une vision360 au courtage. Le consommateur voudra traiter de la manière et de l’endroit qu’il veut. « Par exemple, certains courtiers ne veulent pas prendre les réclamations et préfèrent qu’elles soient redirigées vers l’assureur, alors que d’autres préfèrent l’Inverse. Peu importe la méthode choisie, le processus devra être efficace. Ça vaut pour toutes les activités auxquelles touche le courtier », dit-il.

Au cours des derniers mois, Keal a aussi développé d’autres applications, qui se greffent à son BMS. L’une porte sur des sondages que peuvent mener les courtiers pour mesurer leur rétention en temps réel. Une autre vise les courtiers producteurs, qui peuvent amener des changements sur une police en temps réel. Keal a aussi réalisé des intégrations de modules markétings à même son BMS, notamment avec les agences Bang Marketing, Agency Revolution, Zywave et Campayne.

L’interface de sig a aussi été revue pour permettre aux courtiers de voir tous leurs écrans de travail en un sommaire. Il y voit ainsi son taux de rétention en temps réel, son nombre de comptes, ses renouvellements à travailler et ses soumissions à recevoir.

Technologie Keal compte 13 000 usagers à travers le Canada, dont 4 700 au Québec.

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