Pour Pat Durepos, président de Technologie Keal, le courtier de demain devra être en mesure de travailler en temps réel. C’est pourquoi l’entreprise oriente le développement de ses produits vers ce but, pour que le courtier puisse ensuite jouer à armes égales avec les assureurs directs.M. Durepos dit d’ailleurs saluer l’adoption de la nouvelle norme du Centre d’étude de la pratique en assurance (CEPA) pour le téléchargement de données électroniques (voir encadré). « Les courtiers ont mis beaucoup de poids pour que le tout soit adopté rapidement. C’est probablement l’un des plus beaux exemples de collaboration que j’aie vus dans l’industrie. On a pu réaliser le tout en l’espace de sept mois », dit-il.

Keal compte aussi poursuivre dans la même voie. D’ici la fin du mois de juin, l’entreprise compte livrer un premier chargement automatisé avec un assureur, Unica, à partir de son système de gestion de cabinet (BMS).

« On veut que le courtier en vienne à travailler en temps réel. Avec Unica, il va y parvenir. En parlant au client, le courtier pourra toucher à une transaction, s’assurer qu’elle est bien faite et passer à autre chose », dit M. Durepos.

Ce dernier se dit confiant de voir les autres assureurs opter rapidement pour ce modèle. « Quand un le fait, les autres veulent le faire. Les courtiers doivent demander à leurs assureurs où ils en sont rendus à cet effet. Travailler en temps réel permettra aux courtiers de réaliser des gains, car ils présenteront un meilleur service à la clientèle », dit-il.

Pour aider les courtiers, Keal a mené des sondages ciblés par assureur auprès de ses utilisateurs pour voir comment ces derniers veulent traiter avec cette compagnie. « Les courtiers nous disent qu’ils veulent téléverser leurs affaires chez les assureurs. Ils ne peuvent l’ignorer et on voit que ça avance », dit M. Durepos.

Le PDG de Keal dit s’attendre à ce que 2013 marque le début de l’ère où les courtiers pourront traiter directement avec leurs clients, sans délai d’attente. « Si le client veut faire un changement, il pourra aller sur le portail du courtier, entrer son numéro de contrat et voir diverses informations, comme ce qui touche à ses prélèvements automatiques. Le courtier pourra ensuite soit le rediriger vers l’assureur ou encore aller chercher l’info demandée dans son BMS. On pousse notre recherche et développement dans cette direction pour que le BMS soit au centre de l’équation », dit M. Durepos.

Il ajoute qu’en travaillant ainsi, le courtier n’aura plus rien à envier aux directs. « En étant au même niveau que le direct, le courtier aura un avantage de plus, car il offre un choix au client. Ce sera une occasion unique pour lui de regagner des parts de marché », dit-il.

Technologie Keal compte 12 000 utilisateurs au Canada, dans un marché que M. Durepos estime couvrir entre 32 000 et 35 000 utilisateurs. Au Québec, Keal dit être le numéro 1 du marché en termes d’utilisateurs.