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Un propriétaire sur deux ne peut pas faire face à des dépenses imprévues, selon une étude

par La rédaction | 23 mai 2017 13h30

Photo : Freepik

Plus de la moitié (52 %) des Canadiens titulaires d’un prêt hypothécaire ne disposent pas de la souplesse financière nécessaire pour faire face rapidement aux dépenses imprévues, selon un sondage de la Banque Manuvie du Canada. Cela malgré le fait que 78 % des Canadiens considèrent le remboursement de leurs dettes comme étant une priorité.

Le problème est particulièrement préoccupant parmi les milléniaux, qui ont vu leur dette hypothécaire augmenter plus que celle de toute autre génération. Ces derniers sont également beaucoup plus susceptibles d’avoir de la difficulté à effectuer leur versement hypothécaire en cas d’urgence financière ou de perte d’emploi du principal soutien financier de la famille.

« De nombreux propriétaires ne sont pas préparés »

« La vérité sur l’endettement des ménages au Canada, c’est que de nombreux propriétaires ne sont pas préparés à faire face à une hausse des taux d’intérêt, à des dépenses imprévues ou à une interruption de leur revenu », a déclaré Rick Lunny, président et chef de la direction, Manuvie Québec.

Dans l’ensemble, près d’un propriétaire canadien sur quatre (24 %) a affirmé avoir été « à court d’argent » pour payer ses factures dans les 12 derniers mois. Le sondage révèle également que 70 % des titulaires d’un prêt hypothécaire ne sont pas en mesure de gérer une hausse de 10 % de leur versement hypothécaire. La moitié (51 %) des répondants disposent de 5 000 $ ou moins en fonds mis de côté pour faire face à une urgence financière, tandis qu’un cinquième n’ont aucune épargne.

 

 

Bien qu’en général, la valeur nette de leur maison soit plus élevée, de nombreux baby-boomers doivent affronter les mêmes défis que les propriétaires milléniaux. Et ils devront peut-être compter sur la vente de leur résidence principale pour financer leur retraite, puisque la valeur nette de leur domicile représente une bonne partie du patrimoine de leur ménage. 

« Au même titre que les milléniaux, de nombreux baby-boomers qui approchent de la retraite manquent de souplesse financière, a affirmé M. Lunny. Ils veulent demeurer dans leur demeure actuelle, mais cette dernière représente une part importante de leur avoir net. Au lieu d’acheter une maison plus petite, ou même de vendre leur  domicile et de devenir locataires, les propriétaires dans cette situation pourraient envisager d’utiliser un prêt hypothécaire souple pour accéder à la valeur nette de leur propriété,  et de ce fait avoir un supplément de revenu de retraite. »

 

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