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Univesta se consacrera à sa croissance organique

par Hubert Roy | 04 février 2016 07h00

Bernard Chagnon, PDG d’Univesta

Alors qu’il vient de réaliser l’acquisition du cabinet Murray, Charest & Ross, dans le Bas-Saint-Laurent, Univesta Assurances et services financiers se consacrera sur deux chantiers en 2016 : terminer l’intégration de ses plus récentes acquisitions et croitre de manière organique.

Univesta avait acquis le portefeuille d’assurance des particuliers de Murray, Charest & Ross, le 1er janvier 2014. Deux ans plus tard, à la même date, les deux entreprises ont conclu la vente du portefeuille en assurance des entreprises.

Pourquoi ne pas avoir réalisé la transaction d’un seul coup? « Ce n’est pas l’envie qui manquait, a convenu Bernard Chagnon, PDG d’Univesta, en entrevue au Journal de l’assurance. Il faut toutefois aller au rythme du vendeur. »

Ce n’est pas la première fois que M. Chagnon réalise une transaction en deux temps. Il avait fait la même chose avec le cabinet Duclos Vaillancourt, à Sherbrooke.

« Ce n’est pas une mauvaise façon de faire, dit le PDG d’Univesta. Nous avons pu apprendre à bien connaitre l’entreprise. Il y a des bénéfices d’avoir une telle cohabitation dans ce type de partenariat. »

Selon M. Chagnon, la transaction changera peu de choses aux activités de Murray, Charest et Ross. « C’est un cabinet qui est très bien géré. Sa structure est semblable à la nôtre. Son président Dany Murray faisait aussi partie du conseil d’administration du Groupe Ultima, comme moi. Nous avons donc pu développer des liens au fil du temps », dit-il.

M. Chagnon affirme par ailleurs que cette transaction favorisera l’élargissement de nos gammes de produits en termes de rayonnement, de potentiel de développement par leurs programmes exclusifs ainsi qu’en termes de rentabilité. « Murray, Charest & Ross avait lancé plusieurs programmes exclusifs qui connaissaient du succès, notamment un pour les bateaux de pêche. C’était aussi le courtier du Groupe Ultima qui avait le plus de succès au niveau municipal. Il y avait adopté des pratiques qui lui donnaient beaucoup de succès », dit-il.

Le PDG d’Univesta a réalisé plusieurs acquisitions au cours des dernières années. Il dit avoir rarement vu une entreprise aussi structurée en assurance des entreprises. « Ils reviennent constamment à la charge auprès de tous leurs prospects. C’est un cabinet qui avait un grand professionnalisme en ce sens », dit-il.

Plus de 200 M$ de volume

La transaction fait en sorte qu’Univesta franchit la barre des 200 millions de dollars (M$) en volume de primes. Son volume exact se situera entre 203 et 210 M$, a fait savoir M. Chagnon au Journal de l’assurance.

Il ajoute que 2016 sera une année importante pour Univesta pour intégrer les acquisitions réalisées au cours des derniers mois. « Nous en avons plusieurs dans ce processus, notamment celle de Rochefort Perron Billette et celle de Soly Chabot Ranger. C’était de grosses bouchées. Il faut voir à l’intégration des outils, mais aussi à la formation des employés. Nous voulons que la culture Univesta survive à ces acquisitions. On y croit! Une acquisition apporte beaucoup d’information qu’il faut prendre le temps d’intégrer. Il ne faut pas avoir 36 000 cultures différentes dans l’entreprise », dit M. Chagnon.

Peut-on prévoir que l’entreprise ralentisse le rythme de ses acquisitions? Pas nécessairement, répond M. Chagnon. Si une occasion se présente, elle sera considérée, dit-il.

« Nous sommes rendus avec des équipes suffisamment agiles. On peut faire la distinction entre réaliser une acquisition et l’intégrer, en tenant compte de la gestion quotidienne de l’opération, mais aussi de considérer la croissance organique. Avec les acquisitions, nous avons mis moins d’énergie sur la croissance organique. On veut reprendre cela. Ainsi, nos intégrations et la croissance organique sont les projets qui prendront place en début d’année. Si une occasion d’acquisition se présente, on ne la mettra pas sur pause », dit M. Chagnon.

 

 

Univesta a acquis la succursale de Valleyfield du Groupe DPJL

Les deux organisations n’ont pas ébruité l’affaire, mais elles ont conclu une transaction cet automne. Ainsi, Univesta Assurances et services financiers a acquis la succursale de Valleyfield du Groupe DPJL.

Bernard Chagnon, PDG d’Univesta, a confirmé le tout au Journal de l’assurance. « Nous aimons être un joueur important dans les territoires où nous sommes présents, comme nous venons de le faire dans le Bas-Saint-Laurent. Il y a énormément de synergies qui découlent de cela. Être dans un territoire avec juste 5 millions de dollars de volume, c’est plus difficile. Avec l’acquisition de Rochefort  Perron Billette, la région est devenue plus saturée et nous y avons une présence dominante », a commenté M. Chagnon.

Jointe par le Journal de l’assurance, Diane Joly, PDG du Groupe DPJL, a assuré qu’il ne fallait pas penser que son cabinet est à vendre à la suite de cette transaction. « Vendre cette succursale est une décision d’affaires. Nous aurions aimé pouvoir acquérir Rochefort Perron Billette, d’autant plus que leurs bureaux étaient à 1 000 pieds des nôtres à Valleyfield. Ne pas pouvoir les acquérir a été une déception. Voir Univesta arriver dans le paysage nous a forcés à faire une réflexion et nous avons décidé de laisser aller le territoire de Valleyfield », dit-elle.

Le Groupe DPJL entend se consacrer aux territoires où il occupe une forte présence. « Nous avons acquis deux cabinets à Vaudreuil-Dorion au cours des deux dernières années. Nous sommes aussi très présents à Brossard. Nous allons nous concentrer sur ces territoires », dit-elle.

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