Le déclin économique du quatrième trimestre a affecté les demandes d’assurance du groupe d’âge des 0 à 44 ans aux États-Unis, révèlent les résultats enregistrés en 2018 par le MIB Group.
Selon les résultats compilés par le MIB, les demandes (propositions) d’assurance des 0-44 ans ont reculé de 8,1 % aux États-Unis au quatrième trimestre de 2018, par rapport au quatrième trimestre de 2017, alors que les résultats des autres groupes d’âge, 45-59 et 60 et plus, ont beaucoup moins souffert.
« Peut-être le déclin économique du quatrième trimestre 2018 a rendu la vente d’assurance plus difficile », a commenté le PDG de MIB Group, Lee B. Oliphant, dans sa présentation des résultats.
Les milléniaux victimes de leur poids
Or, ce déclin touche davantage les 0-44 ans, car ce groupe d’âge constitue le gros de l’indice du MIB, rappelle Lee Oliphant.
« La volatilité boursière, l’augmentation des taux d’intérêt et l’instabilité politique ont toutes contribué au déclin de la confiance des consommateurs, et dans certains cas, du revenu disponible des ménages, a expliqué le PDG du MIB. Les moins de 45 ans ont eu la part du lion de ces vents contraires, alors que les 60 ans et plus ont compté pour presque toute la croissance de l’indice. Ceci dit, le revenu disponible des 60 ans et plus montre la plus grande sensibilité aux revers économiques. »
Le déclin des 0-44 ans cache une remontée
M. Oliphant a voulu remettre les choses en perspective en projetant les résultats sur les cinq dernières années. Selon cette projection, les demandes d’assurance des milléniaux effectuent une remontée, malgré un quatrième trimestre 2018 désastreux. Après novembre, le pire était passé. Les autres groupes d’âge sont aussi sur une lancée depuis novembre 2018. Pour les trois groupes d’âge, la remontée est particulièrement marquée en janvier 2019.
2018 : meilleure cuvée que 2017
Dans l’ensemble, les demandes d’assurance ont reculé de 3,5 % aux États-Unis au quatrième trimestre de 2018, par rapport au quatrième trimestre de 2017. Grâce aux trois premiers trimestres de 2018 qui ont été plus stables, le recul a été de 1,1 % en 2018, par rapport à 2017.
Toujours selon la même projection de M. Oliphant, les données 2018 la font paraitre comme une année de relance, après une pente descendante amorcée en 2015.
À quoi s’attendre en 2019 ?
Dans sa présentation des résultats de 2018, M. Oliphant rapporte que l’année 2019 a bien commencé, mais que le mois de janvier ne fait pas l’année. Selon lui, il faudra voir si la bonne tenue de janvier se maintient. Il précise que si l’indice s’est redressé au terme du mois de janvier, il demeure toutefois en terrain négatif.