L’Institut Swiss Re estime que quatre risques météorologiques — les inondations, les cyclones tropicaux, les tempêtes hivernales en Europe et les orages violents — entraînent chaque année des pertes économiques estimées à 200 milliards de dollars. Pour analyser ce phénomène, l’institut a classé les 36 pays qui risquent le plus de subir des dommages matériels plus importants en raison des risques météorologiques liés au changement climatique. 

Le Canada se classe au 19e rang pour l’ensemble des risques météorologiques, au 30e rang pour les dommages causés par les inondations et au 5e rang pour les dommages causés par les violentes tempêtes convectives. Les pertes économiques dues à l’ensemble des risques météorologiques au Canada sont estimées à 0,09 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. 

Intensification des dangers 

Les Philippines et les États-Unis occupent les premières places du classement des pays en fonction des pertes. Les quatre risques météorologiques coûtent à l’économie américaine près de 0,4 % de son PIB. Ce sont les Philippines qui perdent le plus, et de loin, avec une perte annuelle de 3 % de son PIB, alors que le pays est le plus exposé à l’intensification des risques à l’avenir. 

Le rapport de l’institut, intitulé Changing climates : the heat is (still) on, analyse les zones où les risques sont susceptibles de s’intensifier et les superpose aux pertes économiques estimées. « Cela donne une idée des implications économiques directes possibles si les catastrophes naturelles liées au climat s’intensifient en raison du changement climatique », affirment les auteurs du rapport. « En fin de compte, les pertes en tant que part du PIB de chaque pays dépendront de l’adaptation future, de la réduction des pertes et de la prévention. »

L’adaptation est impérative  

Ils ajoutent que l’adaptation est impérative. Le rapport examine également les coûts économiques plus larges de l’inaction et propose des capitaux privés comme solution de financement. « L’atténuation du changement climatique nécessite d’importantes ressources financières », indique le rapport. « Le secteur privé est par nécessité un élément clé de la solution et a la capacité de l’être. »