Un nouveau sondage national de GreenShield, réalisé par Ipsos, révèle que 33% des Canadiennes attendent au moins deux ans avant d’obtenir d’un soutien efficace pour traiter les symptômes de la périménopause et de la ménopause, tandis que près de la moitié (46%) attendent jusqu’à un an. Au Québec, ce sont même 36% des femmes qui attendent deux ans ou plus après l’identification des symptômes et la recherche de soins.
« En pratique, la majorité des femmes endurent des symptômes perturbateurs pendant de longues périodes avant d’accéder à un traitement qui améliore réellement leur qualité de vie », affirme Ipsos dans son bilan de l’enquête. Seulement 25% des femmes en quête de soins reçoivent un traitement efficace au cours des trois premiers mois.
Le sondage, mené auprès de 1 000 femmes canadiennes âgées de 35 à 60 ans, montre que ces dernières font face à de multiples obstacles pour accéder à des soins efficaces, « notamment la difficulté à reconnaître les symptômes comme faisant partie d’une transition hormonale, l’incertitude quant aux ressources disponibles, les longs délais d’attente, ainsi que le fait que leurs préoccupations soient parfois minimisées ou écartées par des professionnels de la santé », indique GreenShield dans son communiqué présentant les résultats du sondage.
« Dans l'ensemble, poursuit l’assureur, les résultats de l'enquête mettent en lumière d'importantes lacunes en ce qui a trait au soutien pour les femmes, dont les étapes de changement hormonal sont parfaitement prévisibles. »
Des symptômes qui affectent le travail
Seulement 13% des répondantes affirment que leur employeur offre des avantages adéquats en matière de santé hormonale ou de ménopause. Et ce, malgré le fait que 64% disent que les symptômes de la ménopause nuisent au moins de temps en temps à leur performance au travail (61% au Québec) et que 54% indiquent que le temps consacré à chercher des soins perturbe leur travail.
Parmi les symptômes les plus fréquemment signalés, la fatigue est mentionnée par 74% des répondantes, les bouffées de chaleur touchent 68% d’entre elles et les sautes d’humeur 65% des femmes, suivies du gain de poids (58%) et du brouillard mental (53%). Six pour cent des personnes interrogées disent avoir même envisagé de quitter leur emploi en raison de leurs symptômes.
Ipsos mentionne qu’un quart des femmes envisageraient de quitter leur emploi pour de meilleurs avantages liés à la santé hormonale (25%) ou à la santé des femmes (28%), et que seulement 31% des répondantes estiment que leur milieu de travail soutient adéquatement les femmes à mesure qu’elles vieillissent.
La société d’études de marché décrit les soins liés à la ménopause comme « un système de soins difficile à comprendre et largement autodirigé », où 40% des répondantes aux prises avec des symptômes indiquent avoir consulté un médecin généraliste, tandis que 39% d’entre elles affirment ne pas savoir vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.