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Le nombre de courtiers en valeurs mobilières indépendants pourrait diminuer, dit l’ACCVM

par La rédaction | 22 janvier 2019 09h30

Photo : Freepik

Malgré des bénéfices globaux projetés records de 7,1 milliards de dollars pour le secteur des placements l’an dernier, le nombre de courtiers en valeurs mobilières indépendants au Canada devrait diminuer en 2019, a déclaré le président de l’Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM).

Dans une lettre aux membres, Ian Russell prédit que le ralentissement de la conjoncture économique et des conditions de marché qui ont affecté le secteur au quatrième trimestre risque de durer jusqu’en 2019 et d’exercer une pression sur les marges d’exploitation et la viabilité des petits et moyens cabinets qui auront du mal à faire face à l’évolution des marchés de détail.

Fusion et absorbation

Au cours des cinq dernières années, plus de 50 cabinets indépendants de petite et moyenne taille ont quitté l’industrie par le biais de fusions et de prises de contrôle. Cette diminution a ralenti pendant quelques années, mais était de retour en 2018 lorsque 11 cabinets ont fusionné avec d’autres entreprises ou ont fermé leurs portes.

Et il en est de même pour 2019. « Nous prévoyons qu’un nombre encore plus grand d’entreprises quittera l’industrie en 2019, compte tenu de la hausse des couts d’exploitation et de la perspective d’une période prolongée de dépression du marché et de ralentissement de la croissance du commerce de détail et des revenus tirés des investissements », écrit M. Russell.

« Si l’histoire sert de guide, le nombre de courtiers en valeurs mobilières indépendants pourrait tomber sous la barre des 100 d’ici un an ou deux », prédit-il.

Des bénéfices records en 2018

Les bénéfices records de 2018 résultent d’une demande croissante de services de gestion de patrimoine, affirme M. Russell. Ces bénéfices seront partagés entre les sociétés de détail indépendantes, les compagnies institutionnelles et des activités de conseil aux entreprises dans les boutiques. Pas tellement cependant pour le secteur d’investissement bancaire, qui n’a enregistré que de modestes gains au cours des trois premiers trimestres de 2018.

La demande croissante pour des services tels que les modèles hybrides de gestion de patrimoine en ligne et les modèles de robot-conseiller devrait se poursuivre cette année et augmenter leurs bénéfices, a déclaré Russell.

« Cela a été provoqué par la pression concurrentielle des fournisseurs de gestion de patrimoine en ligne ou des robots-conseillers indépendants qui tentaient de diversifier leurs activités vers de nouveaux canaux de clientèle, ajoute M. Russell. Le nombre d’offres de conseillers de ces sociétés de fintech continuera probablement à augmenter en 2019, ce qui modifiera encore plus le tissu des conseils financiers. »

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