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Le RCCAQ met fin à son projet de Centrale

par Vicky Poitras | 03 février 2008 16h20

La Centrale RCCAQ ne verra pas le jour. C’est ce qu’a annoncé le conseil d’administration du Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ) le 6 février dernier, le jour même de la fermeture du Journal de l’assurance.Il s’agit de la deuxième fois qu’un projet de portail unique reliant les courtiers aux assureurs échoue. En 2005, le Centre d’étude de la pratique d’assurance (CEPA) avait aussi mordu la poussière avec son portail.Ce sont les nombreuses contraintes technologiques et temporelles rencontrées au cours des derniers mois qui ont décidé le RCCAQ à mettre un terme au projet. « La difficulté à livrer la Centrale dans un délai raisonnable et les coûts engendrés pour sa poursuite ont ultimement eu raison du projet », explique Karine Beaudoin, présidente en exercice du RCCAQ.

Le RCCAQ avait pourtant présenté son projet aux courtiers lors de son dernier congrès en novembre 2007 et avait même demandé aux courtiers membres du Regroupement de signer des lettres d’intention pour inciter les assureurs et fournisseurs technologiques à appuyer le projet. Des tests pilotes avaient aussi été amorcés avec certains assureurs et fournisseurs de logiciels.

« Le choix de mettre fin au projet de la Centrale est le fruit d’une profonde réflexion visant à assurer la saine gestion financière du Regroupement et à respecter les limites du fonds technologique prévu pour le développement de la Centrale », dit Mme Beaudoin.

Elle ajoute que le RCCAQ a plutôt décidé « de concentrer ses efforts sur sa mission première, soit défendre les intérêts de ses cabinets membres dans l’exercice de leurs fonctions, de promouvoir le caractère distinctif de la profession et de favoriser la cohésion entre les partenaires du réseau ».

Le RCCAQ avait débuté les démarches pour lancer la Centrale à l’automne 2006. Le Regroupement avait mandaté la firme BComC Canada pour développer la Centrale. Le RCCAQ dit avoir avisé BComC de sa décision. André Arsenault avait aussi été embauché à titre de consultant pour mener ce dossier à terme.

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