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Les agents généraux du Québec invités à regrouper leurs forces

par Vicky Poitras | 09 novembre 2010 20h34

Les pressions réglementaires accrues font en sorte que les agents généraux du Québec doivent commencer à travailler ensemble afin de se récréer une association ou joindre le Canadian Association of Insurance Life Brokerage Agencies (CAILBA), à titre de section québécoise.C’est la conclusion qui ressort d’un panel sur l’avenir des agents généraux tenu au Congrès de l’assurance et de l’investissement.

Au cours de l’été 2009, l’organisation des agents généraux du Québec, l’Association des cabinets gestionnaires de services financiers (ACGSF) s’est dissolue en raison d’un manque d’intérêt de la part de ses membres.

Depuis ce temps, une augmentation croissante des exigences en matière de conformité a suscité des inquiétudes dans tout le réseau de distribution. Ces inquiétudes ont incité CAILBA à jouer un rôle de plus en plus actif et visible dans la représentation de ses 50 membres.

Toutefois, seulement deux membres de cette association d’agents généraux sont situés au Québec : Les Agences d’assurance Copoloff et Force financière Excel. Au Congrès, pendant un panel, James McMahon, président et chef de la direction de Force financière Excel, a déclaré que les questions les plus importantes auxquelles font face les agents généraux du Québec sont d’importance nationale, ce qui signifie qu’ils auraient avantage à travailler de concert avec CAILBA. Il a ainsi suggéré que les agents généraux québécois se regroupent et forment une section québécoise de CAILBA.

« Nous devrions avoir une section québécoise de CAILBA. Quand nous aurons des problèmes au Québec, nous les règlerons entre nous. Quand nous aurons des problèmes au plan national, nous les règlerons avec CAILBA », a-t-il dit.

Le président de CAILBA, Peter Lamarche, a aussi donné son point de vue sur la question de la participation du Québec à son organisme. Il a bien accueilli l’idée d’une section québécoise.

« Je suis d’accord sur le fait qu’il y a des enjeux nationaux auprès des autorités de règlementation d’une part et auprès des assureurs d’autre part. Donc, de toute évidence, s’il y avait une association au Québec, nous pourrions joindre nos forces et avoir un grand impact sur les autorités de règlementation et les assureurs », a-t-il dit.

Le panéliste Guy Duhaime, président du Groupe Financier Multi Courtage, a aussi réclamé que les agents généraux du Québec se regroupent, soit en formant une nouvelle association ou en devenant une section de CAILBA.

Il a été l’un des fondateurs de l’association maintenant dissolue. Il espère maintenant que les agents généraux de la province se rendent compte qu’ils doivent avoir une représentation auprès des autorités de règlementation qui exercent sans cesse des pressions liées à la conformité sur les agents généraux.

« Je souhaite que ça réveille mes confrères québécois. Y aura-t-il une association québécoise qui sera membre de la CAILBA comme nous l’avions déjà proposé à l’époque? Ou verrons-nous un CAILBA Québec? Je ne sais pas. Chose certaine, il faut qu’il y ait un regroupement. On doit se rappeler que la règlementation n’est pas identique dans tout le Canada. Nous avons des problèmes semblables, mais nous avons une règlementation très particulière, au Québec. Il faut que nous soyons capables de l’adapter », a-t-il dit.

James McMahon a aussi ajouté qu’il appréciait l’initiative de la boite d’outils de CAILBA. « C’est une bonne chose. Ça va sécuriser les fournisseurs, les conseillers et les agents généraux comme nous », a-t-il dit.

Deux défis devront toutefois être relevés pour qu’elle soit accessible aux agents généraux du Québec, a indiqué Peter Lamarche : la traduction et le régime de règlementation unique du Québec.

Le président de CAILBA estime ainsi qu’une participation accrue du Québec et des ressources financières seraient nécessaires, peut-être par le biais d’une section québécoise, pour adapter la boite d’outils de CAILBA au Québec.

« Il s’agirait d’un module complètement distinct. Nous n’avons pas les ressources pour le faire. Toutefois, ça n’empêche certainement pas la mise sur pied d’une section québécoise de CAILBA qui découlerait et relèverait du conseil.Nous pourrions ensuite choisir le moment approprié pour établir une alliance. Avec le temps, nous pourrions être autosuffisant sur le plan financier », a-t-il dit.

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