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Les courtiers plus ouverts à adopter la technologie qu’avant, selon Pat Durepos

par Hubert Roy | 12 octobre 2017 07h00

Pat Durepos | Photo : Réjean Meloche

Pendant plusieurs années, Pat Durepos, PDG de Technologie Keal, a martelé que les courtiers d’assurance devaient embrasser la technologie. Ces derniers commencent à comprendre le message, a-t-il confié en entrevue au Journal de l’assurance.

M. Durepos a tenu ses propos alors que Keal vient de lancer son tarificateur en ligne. La firme promet aussi de lancer une nouvelle version de son espace client sous peu.

« Il est intéressant de voir l’intérêt des courtiers pour embarquer dans une solution numérique et de la combiner à leur markéting. Il peut ajouter à cela la signature électronique. Il a accès à plein d’outils en ligne. Il faut que le courtier veuille travailler dans ce monde digital. Comme fournisseur technologique, on veut que nos outils servent ! Nos taux d’utilisation sont en hausse. On voit de plus en plus de courtiers qui intègrent cela dans leur plan d’affaires. »

Il affirme que les courtiers commencent à comprendre l’importance d’adopter la technologie dans leurs affaires. On voit des exemples à travers le pays, particulièrement chez les courtiers qui se lancent en affaires », dit M. Durepos. « Ça encourage les autres courtiers à participer », ajoute Laurent Nadeau, vice-président au développement des affaires.

Les deux hommes ajoutent que les courtiers qui songent à la retraite sont aussi de plus conscients de l’importance d’adopter la technologie. « C’est impératif pour préparer leur relève. Ils ne pourront faire ce transfert et penser à conserver la valeur de leur cabinet s’ils ne prennent pas ce virage digital. »

Fin d’un monopole ?

Technologie Keal vient de lancer sa propre solution de comparaison des taux dans le courtage. L’entreprise dit toutefois ne pas être prête à le déployer au Québec.

Au Québec, Applied Systems est à peu de chose près le seul fournisseur en tarification avec son module Applied Rating, aussi connu sous le nom de Tarif Expert, qui appartenait auparavant à Compu-Quote, compagnie acquise par Applied. D’autres provinces canadiennes sont aussi dans cette situation.

Pourquoi Keal lance-t-elle cette solution maintenant ? « Pour répondre aux besoins et aux demandes de nos clients. Nous allons leur donner une tarification plus exacte et en temps réel », dit M. Durepos.

Il affirme que ce n’est pas une question de concurrence. « Nous avons d’ailleurs des clients, qui, en assurance des entreprises, utilisent Policy Works. On a fait une intégration avec eux. Même chose pour les modules de signatures électroniques, même si nous offrons une solution en ce sens. On n’empêche pas les autres solutions. Notre ouverture aux demandes de nos clients nous différencie comme entreprise. »

M. Durepos se dit conscient qu’avec cette annonce, il vient briser le monopole dans le marché. M. Nadeau, ajoute qu’un monopole n’est jamais bon pour personne. « Ça forcera tout le monde à s’améliorer. Le consommateur, dans ce cas-ci le courtier, en bénéficiera. »

Annoncé à la mi-juin, Keal n’a toutefois pas fait grand bruit de cette nouvelle. « On l’a développé avant tout pour les courtiers qui font déjà affaire avec nous. Nous n’en avons pas fait une mise en marché plus directe. On ne dira toutefois pas non à un courtier qui sera intéressé. »

Le module de tarification de Keal est disponible en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Dans un avis envoyé aux courtiers, l’entreprise dit qu’elle l’étendra aux autres provinces avant la fin de l’année.

À quand le lancement au Québec ? M. Durepos ne veut pas s’avancer sur une date. Il dit toutefois avoir été surpris par la participation de plusieurs courtiers du Québec à un webinaire que Keal a fait pour présenter sa solution. « C’est meilleur que ce à quoi on s’attendait. »  

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