Les Services de gestion PwC ont publié leur Sondage mondial de 2022 sur la fraude et le crime économique, qui analyse le comportement des entreprises à l’égard de la fraude et du crime financier et économique dans ce que PwC décrit comme l’actuel « environnement multi-crises ».
Le sondage, mené auprès de 2300 personnes dans 68 pays, révèle que 51 % des organisations sondées ont déclaré avoir été victimes d’une forme de fraude ou d’un autre crime économique dans les 24 derniers mois. Ce pourcentage grimpe à 60 % au Canada. Les auteurs ajoutent que, dans l’ensemble, 95 % des dirigeants d’entreprise sondés déclarent avoir besoin d’améliorer leurs capacités de gestion de crise.
PwC ajoute que les entreprises doivent s’attendre à ce que les crimes économiques demeurent une importante menace pour les entreprises canadiennes et que de nouvelles formes de méfaits voient le jour. « Les entreprises canadiennes ont été plus nombreuses à subir des fraudes ayant entraîné des pertes supérieures à 1 M$ US. Leur nombre a augmenté de 20 % par rapport à 2020. »
Le sondage Protecting the perimeter: The rise of external fraud (Protéger le périmètre : La montée de la fraude externe, offert en anglais seulement) indique que près des deux tiers des organisations interrogées au Canada ont été victimes de fraude dans la dernière année. Parmi les personnes ayant répondu au sondage, 63 % occupent des postes de direction. Par ailleurs, 71 % des organisations interrogées ont des revenus annuels supérieurs à 100 millions de dollars américains.
« Au Canada, de nouveaux types de fraudes et d’inconduites financières ont émergé dans les deux dernières années, liés particulièrement à la pandémie et aux programmes d’aide gouvernementaux, mais aussi à la chaîne d’approvisionnement et aux mesures environnementales, sociales et de gouvernance », écrivent les auteurs.
En revanche, le taux de fraude détecté grâce à l’analyse poussée des données est supérieur de 9 % à la moyenne mondiale et la détection des activités suspectes y est supérieure de 7 %. Les audits externes réalisés seraient également 6 % plus nombreux que ce qu’affiche la moyenne mondiale.