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Les études le démontrent : l’assurance soins de longue durée est indispensable

par Alain Castonguay | 23 novembre 2015 07h00

Plusieurs recherches confirment le caractère indispensable du produit d’assurance soins de longue durée.

Selon l’Institut C.D. Howe, l’impact budgétaire du vieillissement de la population représente « un enjeu intergénérationnel au moins aussi important que celui des régimes de retraite ». Les citoyens pensent à tort que les gouvernements couvriront la majorité des couts de leurs soins futurs de longue durée, déplore l’Institut.

Une étude de KPMG publiée en 2013 fait le lien entre ce vieillissement démographique et la portion couverte par les programmes gouvernementaux. Selon les projections démographiques de l’OCDE, la proportion des Canadiens de plus de 65 ans doublera entre 2010 et 2050, et représentera près de 28 % de la population totale. Plus d’un Canadien sur 10 aura plus de 80 ans à ce moment-là.

KPMG estime que pour la période 2012-2047, les dépenses en soins de longue durée approchaient les 1200 milliards de dollars (G$). La portion couverte par les programmes gouvernements ne représente que la moitié de ces sommes. Ce déficit de 590 G$ est la portion qui devra être couverte par les régimes privés. Cela correspond à l’équivalent de 95 % de tous les fonds enregistrés d’épargne retraite détenus par l’ensemble des Canadiens, « une statistique qui fait peur », indique Guy Couture.

Selon l’Association canadienne des compagnies d’assurance de personnes, le nombre d’assurés couverts par une protection en soins de longue durée au Canada a atteint un pic de 386 025 personnes en 2010, dont 81,7 % par l’entremise d’un régime collectif. Au Québec, le nombre de ces assurés était de 46 365 personnes en 2010, dont 69,7 % dans le cadre d’un régime collectif.

En 2013, ce nombre total d’assurés avait glissé à 350 634 personnes, une baisse de 9,2 % au Canada. En trois ans, le nombre d’assurés par une police individuelle avait grimpé de 32,6 % pour atteindre 93 701 personnes. Parallèlement, bon nombre de régimes collectifs ont été abandonnés et le nombre de personnes couvertes en assurance collective a baissé de 18,6 % durant la même période. En 2013, les primes souscrites totalisaient 104 millions de dollars (M$), dont 16 % par des assurés du Québec.

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