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Les risques de terrorisme sont difficiles à modéliser, dit Marsh

par La rédaction | 29 mai 2018 11h30

Photo : Freepik

Les risques de terrorisme sont difficiles à modéliser lorsque vient le temps d'établir une couverture et d'estimer l'exposition des assureurs, indique Marsh dans un rapport. L’étude du marché démontre que la nature des risques de terrorisme change, alors que les attaques menées par des « loups solitaires » et de petits groupes contre des cibles plus vulnérables, soutient la firme.

Marsh remarque aussi la hausse de l’utilisation de véhicules comme arme, surtout aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne et en Suisse. Elle souligne également la hausse de la menace des cyberattaques, qui continue de grandir.

« Alors que les méthodes d’attaques évoluent, les acheteurs cherchent à étendre les définitions liées au terrorisme dans leur couverture d’assurance afin d’inclure les évènements avec un assaillant actif », ajoute Marsh.

Estimer les probabilités

Les assureurs et réassureurs peuvent utiliser trois types de modèles pour déterminer leur exposition au risque de terrorisme, soit le modèle probabiliste, l’analyse de la concentration de l’exposition et le modèle déterministe, explique Marsh. Ce dernier est le plus utilisé par les assureurs et se base sur des scénarios.

Cela demande aux assureurs de constamment changer et raffiner leur modèle pour augmenter leur capacité à gérer le risque de terrorisme quantitativement. Il est plus difficile pour les assureurs de modéliser ces risques que ceux de catastrophes naturelles, affirme la firme.

Un marché stable

Malgré une forte capacité dans le marché de l’assurance contre le terrorisme, les prix pourraient augmenter en raison des pertes liées aux catastrophes de 2017, explique Marsh. Les taux des programmes de réassurance sont demeurés généralement stables, soit une hausse de 10 % ajustée au risque, lors des renouvèlements de janvier 2018.

Aux États-Unis, 62 % des entreprises ont souscrit une assurance contre le terrorisme en 2017. Les organisations en éducation, en soins de santé, les institutions financières et les compagnies en immobilier sont celles qui présentent les meilleurs taux de souscription.

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