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L’investissement responsable toujours en hausse, rapporte Aon

par Justine Montminy | 12 juin 2018 11h00

Photo : Freepik

Un nouveau sondage d’Aon a démontré une hausse importante du nombre d’investisseurs institutionnels intéressés à explorer ou à mettre en œuvre des démarches d’investissements responsables.

Les 223 investisseurs institutionnels sondés dans le monde entier comprennent des fonds de dotation, des fondations, des régimes de retraite publics et d’entreprise et des régimes à prestations déterminées.

Incidence environnementale

Parmi ceux-ci, 68 % des répondants considèrent que l’investissement responsable est quelque peu important pour leur organisation, 40 % ont déjà élaboré une politique d’investissement responsable et 14 % sont en cours d’élaboration de leur politique.  

Un peu plus d’un quart (26 %) des répondants ont affirmé souhaiter avoir une incidence sur certaines questions, comme l’empreinte carbone, les changements climatiques et les questions liées à l’eau.

Les changements climatiques préoccupent les investisseurs canadiens

Au Canada, Aon rapporte que les changements climatiques sont la principale préoccupation relative à l’investissement responsable de 67 % des Canadiens.

« L’investissement responsable est l’un des sujets les plus débattus parmi les investisseurs institutionnels au Canada, en particulier les fonds de dotation, les fondations et d’autres ayant une mission d’intérêt public, mais nous voyons aussi davantage d’engagements envers lui chez les importantes entreprises investisseuses. Les institutions constatent de plus en plus qu’il existe un lien entre les entreprises bien gérées et de meilleurs rendements des placements », affirme Calum Mackenzie, associés, Conseils en gestion de placements Aon.

Le sondage d’Aon révèle qu’il y a un clivage géographique par rapport aux attitudes à l’égard des investissements responsables. L’activité est sensiblement plus importante au Royaume-Uni et dans l’Union européenne qu’aux États-Unis. Le Canada quant à lui, se situe à mi-chemin.

À titre de comparaison, 80 % des investisseurs du Royaume-Uni affirment que les changements climatiques sont la principale préoccupation relative à l’investissement responsable, mais aux États-Unis, les changements climatiques se classent au deuxième rang des préoccupations en matière d’investissement et seulement 48 % des répondants l’ont cité. Le nationalisme économique vient au premier rang des préoccupations des Américains, avec 56 %.

Gestionnaire de placement

Les institutions canadiennes accordent aussi une grande importance aux gestionnaires de placements, selon Aon. « Nous voyons des comités de placement consacrer plus de temps aux discussions sur les facteurs environnementaux sociaux et liés à la gouvernance (ESG), et ils interrogent les gestionnaires sur leurs politiques en matière d’ESG. Cela montre à quel point la question est devenue importante pour les institutions et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous incorporons désormais une notation ESG dans notre processus d’évaluation des gestionnaires », précise M. Mackenzie.  

Aux États-Unis, aucun investisseur n’a déclaré qu’il abandonnerait un gestionnaire de fonds n’ayant pas de politique d’investissement responsable, alors que 5 % des répondants canadiens et 11 % des investisseurs britanniques ont dit qu’ils le feraient.

Aon prévoit que l’intérêt envers l’investissement responsable continuera de croitre, mais qu’il faudra clarifier les définitions, donner accès à des données et à des mesures précises, gérer les préoccupations au sujet du rendement et des pressions règlementaires.

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