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Pour offrir un conseil en assurance, ça prend un représentant certifié, disent les assureurs

FLASHFINANCE | PRIVILÈGE DE VOTRE NIVEAU PRO
par Hubert Roy Serge Therrien | 09 mars 2018 10h15

Denis Côté et Michel Laurin | Photo : Réjean Meloche

Le Bureau d’assurance du Canada (BAC), l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) et la Corporation des assureurs directs de dommages du Québec (CADD) déplorent que certains organismes fassent une lecture différente du projet de loi 141 et s’en servent pour mousser leur capital de sympathie.

Les trois organismes martèlent que lorsqu’un conseil en assurance est offert, il faut qu’un représentant certifié le donne. C’est la position qu’ils ont défendue depuis le début des consultations, disent-ils.

Une « personne physique » pourra intervenir lorsqu’un client est confronté à un problème technique ou administratif, dit-on, mais pas dans le cas d’un conseil. Des gens ont prêté un rôle-conseil à la notion de « personne physique », décrite dans un article du projet de loi, sans tenir compte de nombreux autres articles ailleurs qui encadrent le conseil. Il ne faut toutefois pas exploiter des articles de la loi à ses propres fins, disent-ils.

L’avantage d’Internet

Internet aura un autre avantage, dit Michel Laurin, président du conseil d’administration de la CADD, soit celui d’interagir davantage avec le client, surtout les jeunes pour qui ce sera le mode de communication privilégié. « On pourra y éduquer les gens. Il faut partir du besoin du client. Ce n’est pas en se positionnant de manière archaïque, à la façon traditionnelle de l’industrie qu’on y parviendra. »

Internet permettra aussi à l’industrie d’uniformiser les conseils à donner, ce qui ne se fait pas actuellement, dit M. Laurin. Il prend en exemple la protection pour le tremblement de terre.

« Peu de gens savent que ce n’est pas couvert. La plupart des gens pensent que le gouvernement indemnisera si une catastrophe survient. Lors d’une transaction par Internet, une bulle pourra apparaitre pour faire réfléchir le client et l’en informer adéquatement. Il pourra alors prendre une décision éclairée. Ce sera la même chose pour les inondations et les dégâts d’eau », dit-il.

Ne pas trop interpréter la loi

Cette vision est la même au BAC-Québec. « Il faut un représentant certifié lorsqu’on parle d’assurance avec le client. C’est ce qu’on dit depuis le début. Les articles de loi ne devraient pas être interprétés individuellement. L’essence même de ce principe est édictée dans le projet de loi », dit Johanne Lamanque, vice-présidente, Québec, du BAC.

Pour Lyne Duhaime, présidente d’ACCAP-Québec, le conseil va demeurer. « Les assureurs valorisent le conseil donné aux consommateurs. Le consommateur sera mieux protégé par l’adoption du projet de loi 141 », dit-elle. Elle ajoute que la vente par Internet ne signifiera pas absence de règlementation. « L’Autorité adaptera son cadre à cela. Elle interviendra aussi s’il y a des manquements. »

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