MENU

Un premier semestre mi-figue mi-raisin pour Lloyd’s

par Frédérique De Simone | 18 septembre 2019 13h30

Les Lloyd’s ont enregistré un bénéfice agrégé avant impôts de 2,3 milliards de livres sterling au cours des six premiers mois de 2019, contre 0,6 milliard de livres sterling pour la période se terminant le 30 juin 2018.

Son ratio combiné perd cependant un peu de galon au cours de l’exercice, passant de 95,5 % au premier semestre de 2018 à 98,8 % pour la même période cette année.

Pour les 6 premiers mois de 2019, les primes brutes émises ont crû de 1,8 % par rapport à la même période en 2018, atteignant 19,7 milliards de livres sterling. Or, en éliminant les fluctuations du taux de change et la croissance des nouveaux syndicats, tout porte à croire que l’année 2019 sera comparable à celle de 2018 et pourrait mener à un glissement des primes annuelles de 2,6 %, selon le rapport semestriel des Lloyd’s.

« Le marché des Lloyd’s fait preuve d’une discipline accrue en 2019, comme en témoigne une réduction des primes émises brutes et d’une amélioration du ratio de pertes attritionnelles liées à la souscription en cours. Cependant, nous reconnaissons qu’il est important de continuer à mettre l’accent sur la gestion de la performance pour maintenir cette dynamique tout au long de 2019 et même au-delà », dit le président-directeur général de Lloyd’s, John Neal.

Changer pour réduire les pertes

Le marché des Lloyd’s a enregistré une diminution de son ratio des pertes attritionnelles pendant l’année de souscription en cours, par rapport au même moment en 2018. Le volume des activités a également été réduit de 6,5 % alors que les souscripteurs ont dû augmenter les taux de 3,9 % afin de mieux les ajuster aux risques et ainsi améliorer leur performance. Pris dans leur ensemble, ces changements reflètent le renforcement de la discipline de souscription appliquée en 2019, selon John Neal.

« Tout en veillant à ce que notre marché puisse générer une croissance durable et rentable, nous devons faire des choix courageux pour répondre aux attentes de nos clients et de toutes nos parties prenantes à l’avenir », ajoute-t-il.

Malgré tout, le marché de Londres reste stable et fort. Sa cote de solidité financière a d’ailleurs récemment été confirmée par les quelques firmes de notations. S&P Global Ratings lui a accordé la note de « A + », soit forte, AM Best lui a pour sa part donné la note de « A » pour excellente et Fitch lui a quant à elle accordé la note de « AA- », c’est-à-dire très forte.

Publicité
Sur le même sujet …