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Une assurance vie pour les cas désespérés au Québec

par Vicky Poitras | 19 février 2010 18h22

Le cabinet Groupe DCB offre un produit qui permet d'assurer les risques extrêmes.
Assuré par ACE INA et déjà distribué depuis 2005 dans le reste du Canada, le produit vient d'être lancé auprès du réseau de courtage québécois sous le nom SecureLife Québec.Securelife est une assurance temporaire 20 ans ou jusqu'à l'âge de 75 ans, selon la première des éventualités. Offerte aux personnes de 20 à 65 ans, sa couverture peut aller de 50 000 $ à 500 000 $. Le produit vise entre autres les personnes qui ont été refusées auprès des autres assureurs en raison de leurs antécédents médicaux. La prime est fixe, mais n'est pas garantie. L'assureur ne peut toutefois la modifier individuellement. Le cas échéant, il doit le faire pour tout un groupe d'assuré. Le contrat ne peut être annulé. Le produit coute souvent plus de trois fois la prime qu'un assuré de risque régulier pourrait obtenir dans le marché traditionnel. « Les non-fumeurs de 30 à 35 ans paieront en moyenne un cout d'assurance annuel de 800 $ pour 100 000 $ d'assurance », confie Philippe Caron, actionnaire du cabinet et directeur de la division Securelife.

« Entre n'avoir aucune couverture et pouvoir assurer une hypothèque de 300 000 $, même pour une prime de 2 400 $ par an, des clients n'hésitent pas. Nous visons en fait le marché des gens qui ont une hypothèque ou une dette importante à couvrir, ainsi que les gens d'affaires », explique M. Caron.

Mais ACE INA n'assure pas tout ce qui bouge. SecureLife requiert un processus de sélection des risques complet. Si le client est sous le coup d'un diagnostic pour le cancer, le sida ou l'abus de substance, entre autres, il est automatiquement refusé.

Le produit est offert tant à travers le réseau de courtage que direct. « Les consommateurs peuvent passer par notre centre d'appel, mais nous prévoyons que SecureLife sera davantage distribué par des conseillers indépendants », soutient M. Caron.

SecureLife offre une commission de première année de 35 % de la prime annuelle (5 % par la suite), sans boni. « L'intérêt pour le conseiller est de conserver son client et de se présenter comme celui qui apporte une solution », croit M. Caron.

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