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Vente d’assurance par Internet : un phénomène qui demeure marginal

par Charles Mathieu | 29 mars 2019 11h30

Photo : Freepik

L’achat d’une assurance en ligne est en hausse au Québec. Malgré tout, cette pratique demeure un comportement d’achat marginal, peut-on lire dans l’enquête NETendances du CEFRIO, publiée mercredi. Le rapport est séparé en différents feuillets. Celui portant sur les services financiers a été publié en novembre 2018.

Le volet Services bancaires en ligne de l’enquête démontre que la proportion d’adultes ayant fait l’achat de bout en bout d’une soumission d’assurance auto ou habitation a atteint 10 % en 2018. Il s’agit d’une hausse de 3 points de pourcentage par rapport à 2017.

Néanmoins, 40 % des adultes sondés ont magasiné une soumission d’assurance en ligne. Chez les milléniaux, cette proportion atteint 55 %. « Cela confirme que les milléniaux sont friands des outils Web autant pour les services bancaires que pour magasiner en vue de l’achat d’une protection d’assurance », explique le CEFRIO.

Les sites d’assureurs gagnent en popularité, les comparateurs en recul

Le CEFRIO a aussi demandé aux consommateurs sondés quelles plateformes ils consultaient pour obtenir des soumissions en ligne. Ainsi, ils ont favorisé dans une proportion de 73 % le site Internet d’une compagnie d’assurance. Il s’agit d’une hausse de sept points de pourcentage par rapport à l’an dernier.

Quant aux sites de comparaison en ligne, leur utilisation est en baisse de 5 points de pourcentage. Ce sont 48 % des Québécois sondés par le CEFRIO qui ont fait appel à des agrégateurs du type de ClicAssure.

Le CEFRIO ajoute qu’environ une personne sur quatre qu’elle a sondée a utilisé les deux options dans leur magasinage.

Les Québécois appellent leur assureur en premier

Le canal favori des Québécois dans leur processus d’achat d’assurance demeure le téléphone. Ainsi, 69 % des sondés ont eu comme premier réflexe d’appeler leur compagnie d’assurance afin d’obtenir une soumission. Le fait de regarder en ligne arrive en deuxième, dans une proportion de 18 %.

De plus, le CEFRIO souligne que les applications mobiles des compagnies d’assurance sont peu téléchargées ni utilisées. Ce sont 13 % des répondants qui ont installé l’application de leur assureur et 9 % ont utilisé celle-ci.

« On remarque que les adultes québécois qui utilisent des services bancaires en ligne sont plus nombreux à avoir téléchargé (15 %) l’application mobile de leur assureur et à l’utiliser (11 %) », ajoute le CEFRIO dans son rapport.

Pour les transactions bancaires, c’est autre chose

L’utilisation des applications mobile et des sites Internet est une pratique répandue lorsque vient le temps de réaliser des transactions bancaires.

L’enquête du CEFRIO montre qu’en 2018, 80 % des Québécois sondés ont utilisé Internet pour réaliser des opérations bancaires. Il s’agit d’une tendance à la hausse, alors que depuis trois ans, cette proportion a augmenté de 15 points de pourcentage.

« Ces résultats sont en lien avec un niveau de confiance à la hausse des internautes », peut-on lire dans le rapport. Près des trois quarts des sondés font plus confiance aux sites Web de leurs institutions financières qu’à tout autre site Web permettant la réalisation de transactions.

Les achats en ligne augmentent

Dans la section Le commerce électronique au Québec de l’enquête, le CEFRIO estime que 10,5 milliards de dollars ont été dépensés par les consommateurs québécois en 2018. Cela représente une augmentation de 27 points de pourcentage depuis 2017.

Ainsi, 64 % des sondés ont réalisé au moins un achat sur Internet en 2018, avec des dépenses mensuelles moyennes de 293 $.

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