La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) affirme qu’elle continuera ses efforts de lobbying pour que le gouvernement fédéral apporte des modifications aux prêts du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC).
Cette réaction suivait l’annonce faite le même jour par le bureau du premier ministre Justin Trudeau selon laquelle la date limite de remboursement des prêts serait prolongée d’un an.
L’annonce du gouvernement fédéral a été faite en marge de nouvelles mesures visant à remédier au manque de logements locatifs disponibles dans le pays et au coût élevé des produits alimentaires. Le gouvernement prévoit notamment d’encourager la construction d’unités de location en supprimant la taxe sur les produits et services sur la construction de nouveaux immeubles d’appartements pour les locataires.
« La FCEI est déçue par les annonces d’aujourd’hui concernant les modifications », écrit la Fédération dans son communiqué publié le 14 septembre.
« Le gouvernement a choisi d’ignorer l’enjeu le plus critique dans ce dossier, soit la perte de la portion subvention de 20 000 $ pour les propriétaires de PME qui ne pourront pas rembourser leur prêt du CUEC d’ici la fin de l’année. Le fait de reporter la date limite de quelques semaines est une mesure insuffisante pour les milliers d’entrepreneurs qui n’ont pas les moyens de le rembourser maintenant », ajoute la FCEI.
Selon les données de la Fédération, 69 % des petites entreprises ayant contracté un prêt CUEC n’ont encore remboursé aucune portion. Seulement 18 % ont remboursé leur prêt en totalité en septembre.
Une pétition de la FCEI sur les lacunes du programme de prêts a recueilli plus de 40 000 signatures de propriétaires de petites entreprises à travers le Canada.
« Il est utile que le gouvernement accorde aux propriétaires d’entreprises une année supplémentaire pour rembourser l’intégralité du prêt, mais le plan élude le problème le plus central — la perte de la portion remboursable. Des données antérieures de la FCEI ont révélé que la perte de la portion remboursable met en péril l’avenir de près de 250 000 petites entreprises », conclut la Fédération.