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La santé mentale des Canadiens minée par leur situation d’emploi

par Charles Mathieu | 18 décembre 2020 15h18

Photo: Freepik

La pandémie de la COVID-19, l’arrivée imminente du temps des Fêtes et les questionnements par rapport au travail ont miné la santé psychologique des Canadiens au mois de novembre, révèle l’Indice de santé mentale de Morneau Shepell

Stephen Liptrap, président et chef de la direction de la firme, souligne que le Canada se situe dans un moment important en ce qui a trait à la lutte à la pandémie de COVID-19. « D’une part, les nouvelles récentes à propos de vaccins très prometteurs contre la COVID-19 qui pourraient être administrés à la population durant la première moitié de l’année prochaine devraient encourager les Canadiens. D’autre part, nous entrons dans la période la plus difficile de l’année pour un grand nombre de Canadiens à l’approche du temps des Fêtes et de l’hiver », explique-t-il.  

Le Canada est 11,1 points en dessous du score de référence d’avant la pandémie établi par le fournisseur de services technologiques en santé et mieux-être, qui est de 75. Son score est donc de -11,1. Il s’agit d’une augmentation de 0,3 point par rapport au mois d’octobre, lors duquel un score de -11,4 avait été enregistré. 

Le score négatif signifie que la santé mentale est affaiblie par rapport à la valeur de référence, qui tient compte des années 2017, 2018 et 2019, peut-on lire dans le rapport. 

Tous les scores secondaires répertoriés, sauf celui de la santé psychologique générale, se sont améliorés au cours du mois de novembre par rapport au mois d’octobre, révèle la firme.   

Rapport à l’emploi affecté 

D’après Morneau Shepell, la COVID-19 a poussé 24 % des Canadiens sondés « à réfléchir à leur avenir personnel et professionnel, et, dans certains cas, à envisager un changement d’emploi ». Pour la tranche d’âge des personnes âgées de 40 ans et moins, cette proportion est de 36 %.  

Il y a aussi 20 % des participants qui sont indécis, ce qui, d’après l’entreprise, « laisse entrevoir une proportion encore plus grande de travailleurs susceptibles de modifier leur situation d’emploi ». 

Le tout se produit alors que la majorité des employés (72 %) sondés soutiennent que leur employeur gère bien la question de la santé et de la sécurité au travail. « Au-delà de leur opinion sur la façon dont leur employeur a géré́ la situation liée à la pandémie, nous voyons également que certains employés ont aujourd’hui une opinion plus négative de leur employeur qu’avant la pandémie », affirme Paula Allen, directrice mondiale, recherche et mieux-être global. 

Cette dernière soutient que la situation fait en sorte que « le maintien du statu quo ne suffit pas » sur le milieu de travail. « Les employeurs doivent faire un effort proactif en mettant l’accent sur la communication et en priorisant les besoins et le mieux-être de leurs employés dans tout ce qu’ils font », ajoute-t-elle. 

Les parents inquiets pour leurs enfants 

Morneau Shepell note que la santé mentale des parents pour qui la principale préoccupation est la santé mentale de leur enfant a été fortement affectée au cours du mois de novembre. Le score des parents d’enfants de moins de 18 ans a été de -20, tandis que celui des parents d’adultes a été de -14,6. 

La qualité de l’éducation, la santé mentale de leur enfant, la santé physique de leur enfant et l’aspect sécuritaire de fréquenter une école en personne ont affectés les parents de jeunes de moins de 18 ans. Du côté des parents d’adultes, ils étaient principalement préoccupés par les répercussions financières de la pandémie sur leur enfant, la santé mentale de celui-ci et des répercussions sur son emploi et sa carrière, souligne la firme dans son rapport. 

L’information et la culture en difficulté 

D’après l’Indice de santé mentale, le score des employés du secteur de l’information et de la culture a baissé de 6 points pour s’établir à -20,4 pour le mois de novembre. Il s’agit de la diminution la plus importante parmi tous les secteurs évalués par Morneau Shepell.  

Le contraire s’est produit du côté des services d’hébergement et de restauration, pour qui le score a augmenté de 6 points par rapport au mois d’octobre. Le score du secteur a été de -12,3. 

Le score du secteur de l’assurance et des services financiers a été de -12,1 au mois de novembre, peut-on lire dans le rapport. Il s’agit d’une amélioration de 0,9 point par rapport au mois d’octobre. 

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