De nouvelles données publiées par RBC Services aux investisseurs (RBCSI) révèlent que l’essor des titres liés aux matières premières ainsi que la progression des marchés émergents ont permis aux régimes de retraite canadiens de surpasser les indices mondiaux en 2025.

« RBC Services aux investisseurs a fait état d’une performance contrastée des régimes de retraite à prestations déterminées canadiens sous son administration en 2025 : les rendements médians se sont établis à 0,6% au quatrième trimestre de 2025 et à 7,9% pour l’ensemble de l’année. Cette performance fait suite à une année 2024 plus solide au cours de laquelle le rendement médian avait atteint 1,6% au quatrième trimestre et 11,3% sur une base annuelle », indique RBC dans son communiqué.

Les actions canadiennes détenues dans les régimes clients de RBC ont enregistré un rendement de 6,1% au quatrième trimestre de 2025, en hausse par rapport à 3,2% au quatrième trimestre de 2024. Pour l'année complète, cette hausse est de 31,1% en 2025, contre 21,2% en 2024.

Ces résultats sont comparables à ceux de l’indice composé S&P/TSX, qui a progressé de 6,3% au quatrième trimestre de 2025 et de 31,7% pour l’année complète. Cette performance a été tirée par le secteur des matériaux et le secteur financier. « Ces deux secteurs ont largement concentré les gains de l’indice en 2025, contrastant avec la croissance plus équilibrée observée en 2024 », précise RBC.

Ratio de capitalisation agrégé

Le ratio de capitalisation agrégé des régimes de retraite canadiens compris dans l’indice composé S&P/TSX a atteint 112,6% avant le début de janvier 2026. Il s'agit d’une hausse par rapport aux 111,9% signalés par Aon plc à la fin du troisième trimestre de 2025, et au-delà des 107,5% observés à la même période un an plus tôt.

« Le Aon Pension Risk Tracker calcule la situation de capitalisation agrégée selon la comptabilité financière des sociétés qui font partie de l’indice S&P/TSX et qui offrent des régimes à prestations déterminées », explique Aon dans son communiqué publié le 2 janvier.

De son côté, Mercer, une entreprise de Marsh McLennan, note que les régimes à prestations déterminés canadiens « ont généralement fait preuve d’une résilience impressionnante tout au long de l’année ».

Le Mercer Pension Health Pulse, qui suit le ratio de solvabilité médian de 471 régimes à prestations déterminées contenus dans la base de données de Mercer, indique que ce ratio a été de 132% à la fin de 2025. « Il s’agit d’une hausse notable de sept points de pourcentage durant l’année, incluant trois points au dernier trimestre », note l’entreprise dans un rapport publié en début d’année.

Cette observation reflète celle de RBC selon laquelle la performance annuelle a été portée par la vigueur des rendements des actions et par des rendements modestes des titres en revenu fixe.

Mercer précise que 68% des régimes de sa base de données ont affiché un ratio de solvabilité supérieur à 120%, alors que 55% des régimes obtenaient ces résultats au début de l'année. De plus, la proportion de régimes affichant un ratio supérieur à 100% est passée de 88% à 92% durant l'année 2025.

Des excédents importants

« De nombreux régimes de retraite ont accumulé des excédents importants, qui constituent des marges de sécurité pour amorcer la nouvelle année », poursuit le rapport de Mercer. « L’éclatement de la bulle technologique, la crise financière mondiale et la COVID sont tous survenus alors que les régimes à prestations déterminées étaient déjà dans une situation financière précaire. Les coussins actuels permettent aux promoteurs de régime de mieux se préparer à des scénarios défavorables potentiels et d’adapter en conséquence leur cadre de gestion des risques. »

Mais attention, il sera crucial pour les promoteurs de suivre de près l’évolution de la conjoncture économique, avertit l’entreprise. Elle rappelle d'ailleurs que « les régimes de retraite en situation d’excédent substantiel pourraient être mieux placés pour faire face aux défis économiques ».