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André Arseneault suivra l’évolution de la Centrale RCCAQ

par Vicky Poitras | 12 octobre 2006 18h49

Le Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ) a retenu les services d’André Arseneault comme expert-conseil pour son projet de construire un outil informatique reliant courtiers et assureurs.« Après la mort du portail, on a décidé de ne plus attendre », explique Hubert Brunet, le directeur général du RCCAQ. L’organisme a donc confié le mandat à la firme BcomC de développer un outil qui permettra aux courtiers d’expédier des données par électronique à plusieurs assureurs.

S’agira-t-il d’un portail? « Non! », a répondu M. Brunet, qui se hérisse à la seule mention du mot. Ce sera davantage un « traducteur informatique » qui permet à des entreprises utilisant des langages différents de communiquer des données d’assurance quand même. Le concept a été baptisé « Centrale RCCAQ ».

« On a vu trop d’obstacles engendrés par le concept du portail », explique M. Brunet. « Les compagnies étaient obligées d’adhérer à des standards, les courtiers devaient sortir de leur logiciel de gestion de cabinet et aller travailler sur le portail, les coûts étaient élevés… » La solution envisagée par le RCCAQ sera plus simple et moins coûteuse, dit-il.

André Arseneault se dit d’ailleurs confiant du succès du projet. Sa venue dans le dossier est liée à sa longue expérience en matière de technologie dans l’industrie de l’assurance. Antérieurement vice-président exécutif du fournisseur de logiciel de cabinet de courtage Applied Systems, M. Arseneault a vécu l’évolution des outils informatiques en assurance depuis… La Laurentienne Générale.

La raison première de sa confiance est d’abord que le projet est beaucoup moins dogmatique que les précédents. « Auparavant, il y avait le standard du CÉPA, et tout le monde devait le suivre », rappelle M. Arseneault.

« Le RCCAQ est beaucoup plus flexible, dit-il. On est prêt à accepter que des fournisseurs qui ne sont pas rendus à cette étape adhèrent quand même à la Centrale. Maintenant que ce soit standard CEPA ou non, ce ne sera pas important. » Malgré la flexibilité au niveau des normes de communication électronique, M. Arseneault croit qu’on ne sacrifiera pas trop d’efficacité. » L’objectif ultime sera de se débarrasser des multiples écrans d’ordinateurs dans les cabinets, dit-il.

M. Arseneault pense toutefois que le succès dépend de la collaboration de beaucoup de partenaires. « Si les assureurs embarquent, et ils semblent le faire, cela devrait bien aller. Les prochains mois seront cruciaux. »
Hubert Brunet pense pouvoir lancer une première phase en mars 2007. André Arseneault présentera d’ailleurs le concept lors d’une conférence au congrès du RCCAQ le jeudi 23 novembre à Québec.

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