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Climat : « le cout des sinistres augmentera » — Denis Dubois

par Hubert Roy | 26 juillet 2017 07h00

Denis Dubois

Bien que les récentes inondations survenues au Québec ne puissent être directement attribuées au changement climatique, pour Denis Dubois, président de Desjardins Groupe d’assurances générales, la tendance est claire : les couts liés aux sinistres vont grimper.

« Avec le réchauffement climatique, les couts liés aux phénomènes de météo extrêmes ne cessent de grimper d’une année à l’autre. C’est pourquoi il est si important que les assureurs continuent de travailler avec les gouvernements pour aider à protéger les Canadiens et élaborer des solutions efficaces et uniformes afin de composer avec les conséquences des inondations et des autres risques liés aux conditions climatiques », a-t-il affirmé, lors de la divulgation des résultats du premier trimestre de la division d’assurance de dommages du Mouvement Desjardins.

L’hiver difficile qu’a connu le Québec a d’ailleurs pesé sur les résultats de Desjardins au premier trimestre de 2017. L’assureur y a affiché une perte nette de 11,4 millions de dollars (M$) et rendement des capitaux propres déficitaire de 3,3 %. L’assureur y souligne par ailleurs qu’il est aux prises avec une sinistralité défavorable pour l’année en cours, en grande partie attribuable aux conditions météorologiques difficiles.

L’assureur a toutefois quelque peu amélioré son ratio combiné par rapport au premier trimestre de 2016. Il est passé de 101,9 % à 101,6 %. Au premier trimestre de 2016, Desjardins Assurances avait présenté un résultat net de 31,5 M$ pour ses activités en assurance de dommages. Son rendement des capitaux propres avait été de 5,7 %.

Desjardins souligne par ailleurs avoir connu une forte croissance interne lors du premier trimestre de 2017 avec des polices en vigueur passant à plus de 4,26 millions d’unités, soit une augmentation de plus de 10 000 polices en vigueur. Les primes directes souscrites se sont chiffrées à 923,6 M$, en baisse de 11,4 % par rapport à la même période en 2016. Cette baisse s’explique en grande partie par les retombées de la conversion réalisée au cours de l’année précédente sur les polices automobiles de State Farm dont le terme est passé de six à douze mois, ainsi que par les baisses tarifaires du 1er juin 2016 découlant de la réforme gouvernementale de l’assurance automobile en Ontario.

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