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COVID-19 : l’isolement pèse davantage sur la santé mentale

par Frédérique De Simone | 24 février 2021 13h02

Photo: rawpixel.com

L’isolement pèse de plus en plus sur la santé mentale des Canadiens, révèle Morneau Shepell, lors de la publication de son dernier rapport sur l’Indice de santé mentale. Les données de janvier indiquent que, pour un dixième mois consécutif, l’état de santé mentale des Canadiens est précaire et que ces derniers font face à une épidémie de solitude extrême.

De façon globale, l’Indice de santé mentale s’établit à -11,7 points. C’est donc une diminution de presque 12 points par rapport au score de référence antérieur à la COVID-19. Plus le score positif est élevé, plus l’amélioration est importante. À l’inverse, lorsqu’un score à l’Indice de santé mentale est négatif, la santé mentale est en déclin comparativement à la période de référence.

« La déprime hivernale s’est accrue cette année, en raison de la pandémie et de l’isolement qui affectent les Canadiens à un taux alarmant partout au pays », dit Stephen Liptrap, président et chef de la direction de Morneau Shepell.

Presque du pareil au même

Les scores relatifs à l’isolement, à la santé psychologique en général et à l’anxiété sont en baisse par rapport aux résultats du mois de décembre.

La dépression correspond pour sa part à l’Indice de santé mentale le plus faible, alors qu’au cours des deux derniers mois, c'était plutôt l’optimisme. Fort d’une augmentation de 1,6 point, l’optimisme affiche la plus grande amélioration par rapport au mois précédent.

Tandis que la mesure du risque correspondant au meilleur score de santé mentale, la seule mesure supérieure au score de référence, est celle du risque financier. Il est identique à celui de décembre et supérieur au score de référence antérieur à 2020.

L’importance d’un emploi stable

La situation de l’emploi demeure un facteur de stabilité essentiel pour les Canadiens et constitue un facteur de risque qui peut affecter négativement la santé mentale. Les finances et l’isolement demeurent quant à eux, les principaux facteurs qui ont un impact sur la santé mentale.

« Il est impératif que les employeurs privilégient les contacts parmi les employés afin de renforcer le sentiment d’appartenance et d’assurer que la santé mentale au travail demeure une priorité pour leur organisation », indique Stephen Liptrap.

Les participants qui rapportent une réduction de leur paie ou de leur salaire durant la pandémie ont un score de santé mentale de près de 10 points sous la moyenne nationale. Alors que ceux qui travaillent moins d’heures ont un score de santé mentale de 6 points sous la moyenne.

Les participants qui signalent une diminution de salaire par rapport au mois précédent ont le plus faible score de santé mentale avec -26,0. Suivis des participants dont les heures ont été réduites par rapport au mois précédent (-17,6) et de ceux qui sont sans emploi (-13,1).

Les gestionnaires ont un score à l’Indice de santé mentale inférieur à celui des non-gestionnaires. Ils obtiennent respectivement un score de -13,2 et -10,7.

Plus de la moitié des répondants (66 %) indiquent que leurs heures ou leur salaire n’ont pas changé.

Remontée dans le secteur financier

Le secteur de l’assurance et des services financiers a enregistré une hausse de 1,3 point par rapport à son score de santé mentale de décembre. Il est de -13,6, indique Morneau Shepell.

Les étudiants à temps plein obtiennent, pour le huitième mois consécutif, le score de santé mentale le plus faible avec un résultat de -26,7. Ce score reste considérablement plus bas que les scores les plus faibles qui le suivent. Le secteur de l’information et de la culture obtient un score de -18,9 et celui des services publics -15,3.

Ce mois-ci, les scores de santé mentale les plus élevés sont observés chez les participants qui travaillent dans les secteurs de l’automobile, de la gestion de sociétés et d’entreprises et de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse.

Des résultats différents dépendamment de la région

Depuis avril, les scores de santé mentale provinciaux ont montré une amélioration générale jusqu’au mois de juillet ; toutefois, de juillet à août, on a constaté une détérioration dans plusieurs régions.

En janvier, le Manitoba, les Maritimes et le Québec ont rapporté une modeste amélioration de la santé mentale, alors qu’une détérioration a été observée à Terre-Neuve-et-Labrador, en Alberta, en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et en Ontario. Toujours en janvier, le plus faible score de santé mentale est constaté en Alberta (-14,7), où une chute de 0,8 point a été enregistrée par rapport au mois de décembre.

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