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Les primes d’assurance ne devraient pas augmenter, selon le BAC

par Mathieu Carbasse | 06 mai 2016 11h12

Alors que l’incendie de Fort McMurray est en passe de devenir la catastrophe la plus coûteuse de l’histoire au Canada, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les conséquences d'un tel événement sur leur police d’assurance et, bien sûr, sur le montant de leur prime.

« Il est encore trop tôt pour dire si ce qui se passe à Fort McMurray va avoir une incidence sur les primes en assurance de dommages. Tant que le feu continue de brûler, il est difficile de connaître l’ampleur des dégâts », affirme Caroline Phemius, porte-parole du Bureau d'assurance du Canada (BAC).

Un événement isolé

Toutefois, Mme Phemius explique que l’augmentation des primes n’est pas quelque chose d’automatique parce qu’un événement isolé, aussi important soit-il, n’engendre pas nécessairement des hausses de primes sur l’ensemble des assurés.

« Cela va dépendre aussi du niveau d’exposition des assureurs dans cette région. Il ne faut pas oublier non plus que le marché de l’assurance de dommages est un marché très concurrentiel, les assureurs possédant des assurés à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de la zone sinistrée », prévient-elle.

« L’incendie, c’est la base de l’assurance de dommages »

La porte-parole du BAC tient aussi à rappeler que la crise du verglas en 1998 n’avait pas eu d’impact sur les primes des Québécois.

Quant à savoir si, à l’avenir, les assureurs refuseront d’assurer des habitations situées dans des zones à risque d’incendie de forêt, il ne devrait pas en être question. « Je n’ai pas entendu parler d’exclusions, dit Mme Phemius. L’incendie, c’est la base de l’assurance de dommages. » 

Les assureurs prendront en charge les frais de subsistance

Les assureurs de dommages ne peuvent donc pas renier la raison d’être de leur activité en excluant certains risques, ou certaines zones géographiques.

Enfin, il est à noter que les assureurs prendront en charge les frais de subsistance car un ordre d’évacuation a été donné. « Selon les contrats, on parle de frais de subsistance qui peuvent durer généralement jusqu’à 15 jours»

Alors que les frais de subsistance ne concernent que les assurés, il est à rappeler que 25 % des Québécois ne possèdent toujours pas d’assurance habitation.

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