Certains fabricants de véhicules électriques (VÉ) ont créé des filiales d’assurance ou se sont associés à des assureurs de niche pour fournir une couverture sur mesure pour leurs marques, dans le but de soutenir les ventes. Cette démarche intervient alors que les conducteurs de VÉ sont confrontés à des primes plus élevées et à un refus potentiel de couverture en raison du prix élevé des VÉ et des coûts que les assureurs doivent engager pour les réparer.
« Les assureurs traditionnels ont dû s’adapter aux coûts élevés de réparation des VÉ et au rythme rapide de leur adoption en Chine, en Europe et aux États-Unis, ce qui a entraîné des augmentations significatives des primes d’assurance », indiquent les chercheurs dans un nouveau rapport de Morningstar DBRS, EV Manufacturers' Bespoke Insurance Solutions Could Create Shifts in the Auto Insurance Landscape.
« Le paysage de l’assurance automobile pourrait changer à l’avenir si les nouvelles marques de VÉ parviennent à gagner des parts de marché significatives et décident de continuer à créer des solutions d’assurance sur mesure pour rendre leurs voitures plus attrayantes pour le marché général soucieux du prix », écrivent-ils.
Le coût de l’assurance, un frein à l’adoption
Aujourd’hui, plus de 15 pays, dont le Canada, ont mis en place des politiques climatiques imposant des objectifs de vente de véhicules zéro émission pour les véhicules légers d’ici 2035 ou avant. Cependant, le coût de l’assurance des véhicules a été un frein à l’adoption massive. Le rapport examine également la pénétration du marché des VÉ au niveau mondial, les ventes, l’augmentation des taux de primes et la tendance des fabricants à développer leurs propres solutions d’assurance pour soutenir les ventes.
Ils notent par ailleurs que les fabricants d’équipements d’origine développent également des offres d’assurance afin de promouvoir les ventes et de fidéliser la clientèle. Parmi les équipementiers qui possèdent des filiales d’assurance, on peut citer General Motors et Toyota.
« Nous ne nous attendons pas à ce que cette nouvelle tendance affecte les bénéfices ou les notes de crédit des assureurs que nous avons notés à court ou moyen terme », écrivent-ils. « Mais nous surveillons l’évolution de l’industrie automobile et ses effets potentiels sur les compagnies d’assurance que nous évaluons », ajoute Morningstar DBRS.