Sonnet s’est associé à un cabinet de courtage pour faire une percée du côté du marché de l’assurance groupe.
L’assureur 100 % Web fondé par Economical en 2016 dit ainsi tirer profit de l’occasion qui s’est présenté via le cabinet BMS Canada Risk Services. Le premier groupe client des deux organisations est un regroupement de travailleurs sociaux, soit celui de l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux.
Faut-il en déduire que Sonnet traitera davantage avec les courtiers dans le futur ? Pas directement, explique son vice-président, assurance groupe, Eric Marion. BMS Canada Risk Services agit à titre d’agent de Sonnet pour ce dossier précis. Sonnet sera toutefois prêt à travailler avec des cabinets ayant un intérêt à intégrer une approche novatrice dans un programme d’assurance groupe, a affirmé M. Marion en entrevue au Portail de l’assurance, et ce peu importe leur mode de distribution. BMS Canada Risk Services sert d’ailleurs avec une centaine d’associations à travers le pays.
M. Marion explique par ailleurs que l’assurance groupe est récemment devenue une niche ciblée par Sonnet lui permettant de faire évoluer l’expérience des assurés. « Sonnet a vu le jour pour réinventer la façon dont les Canadiens achètent de l’assurance. Nous en sommes venus à la conclusion que nous pouvions faire de même du côté de l’assurance groupe. »
Enlever le fardeau de la promotion
Sonnet travaille ainsi depuis 2019 à préparer son entrée en assurance groupe, a indiqué M. Marion en entrevue au Portail de l’assurance. La pandémie a toutefois accéléré son déploiement, dit-il.
« Plusieurs associations font la promotion de programmes pour offrir des rabais de groupe en assurance automobile et en assurance habitation. Ces associations cherchent aussi à offrir de la valeur à leurs membres. Le hic, dans ces programmes, c’est que la promotion de ceux-ci repose sur les épaules des associations. Avec notre approche Web, on croit qu’on pourra prendre une grande partie de ce fardeau et travailler nous-mêmes à le populariser », dit M. Marion.
Sonnet croit ainsi pouvoir se glisser dans les programmes d’association qui souhaitent intégrer un volet Web à leur offre. Ou encore offrir un programme d’affinité en assurance de dommages aux associations qui n’en ont pas, le Web leur simplifiant la mise en place d’un tel programme, croit M. Marion.
« Notre stratégie est de réimaginer à quoi ressemble un programme d’assurance groupe. Notre plateforme Web s’intégrera sans problème aux environnements et plateformes que les associations utilisent. On mise d’ailleurs sur une intégration simple », affirme le vice-président, assurance groupe, de Sonnet.
En assurance elle-même la promotion du programme, M. Marion dit que Sonnet pourra y ajouter plusieurs options pour en susciter la plus grande adhésion possible. Cela passera notamment par l’intégration d’un chatbot sur des questions d’assurance, que Sonnet gèrera.
« Le processus d’achat d’assurance en ligne est complètement différent de ce qui se fait avec un agent au téléphone. Le client peut voir devant son écran comment évolue sa prime en temps réel, alors qu’au téléphone, il n’a accès qu’aux informations que l’agent veut bien lui donner. Les associations apprécient ce processus Web », dit M. Marion.
Forte concurrence
Le vice-président d’assurance groupe de Sonnet se dit toutefois conscient que ce marché est déjà occupé par de grands joueurs. Il identifie des joueurs comme La Personelle, TD Assurance, Co-operators et belairdirect comme concurrents à qui Sonnet se frottera.
« On croit que l’on pourra se démarquer d’eux de par notre approche Web, qui est différente de celle des autres joueurs présents sur le marché. L’assurance près de plus en plus sur le budget des gens. On croit qu’on pourra mieux les sensibiliser et les éduquer sur les protections qu’ils contractent à cet égard. On pourra donc leur donner accès une autre option. Voire même une option secondaire supplémentaire pour les associations qui voudront conserver leur assureur actuel, mais qui voudrait ajouter une option Web. C’est ce type de conversations que l’on veut avoir avec les associations », explique M. Marion.