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Les Québécois ne comprennent pas toujours le fonctionnement de leur assurance auto

par Mathieu Carbasse | 21 juin 2016 09h56

Alors que plus de 5 millions de véhicules sont en circulation sur les routes du Québec, un sondage mené pour le compte du Groupement des assureurs automobiles (GAA) révèle que de nombreux Québécois ne comprennent toujours pas le fonctionnement de leur assurance auto.

Ainsi, le règlement de sinistre, notamment, demeure passablement nébuleux pour beaucoup de conducteurs. Pour près d’un quart des automobilistes interrogés (23 %), il faut faire venir la police à la suite d’un accident sans blessés. De plus, 42 % ne savent pas que leur assureur tient compte de leur responsabilité lors d’une collision, pour les indemniser.

Toujours payer la franchise indiquée

Enfin, 44 % des personnes interrogées pensent qu’ils doivent toujours payer la franchise indiquée au contrat, même dans le cas d’une collision où ils ne sont pas responsables.

Plus important encore, 69 % des conducteurs québécois ignorent que leur contrat les couvre à la suite d’une collision non responsable, même s’ils n’ont pas de couverture pour les dommages à leur véhicule. Une donnée surprenante qui peut laisser croire que certains assurés ne profitent pas de leur assurance lorsqu’ils en ont besoin.

Encourager les assurés à se renseigner

« Nous savons que l’assurance n’est pas le sujet favori des consommateurs, mais puisque les automobilistes doivent s’assurer, il serait dans leur intérêt de savoir ce que couvre leur contrat », souligne Anne Morin, responsable des affaires publiques au GAA.

Mme Morin encourage d’ailleurs les assurés à se renseigner sur leurs protections et à vérifier que celles-ci conviennent bien à leurs besoins. « Mieux comprendre ce pourquoi on paie une prime permet sans aucun doute d’élever le niveau de satisfaction et de se doter des protections adéquates », note-t-elle.   

Des mythes qui ont la vie dure

Alors que les critères de tarification utilisés par les assureurs sont globalement connus des assurés, le mythe voulant qu’une voiture rouge coûte plus cher à assurer perdure. Un assuré sur cinq (21 %) croit encore, à tort, que la couleur de l’auto jouera un rôle dans le montant de la prime...

Quant au constat amiable, 60 % des personnes interrogées pensent qu’il sert à établir la responsabilité à la suite d’un accident, alors que son but est de déclarer un sinistre à son assureur. Et pour finir, 59 % des sondés ignorent que, lors d’un accident, le sinistre est enregistré au nom d’une seule personne, soit celle qui conduisait le véhicule au moment de la collision.

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