Le climat boursier s’est nettement détérioré en septembre en raison de plusieurs facteurs. La plupart des gains réalisés par les régimes à prestations déterminées canadiens ont ainsi été annulés, selon l’univers des régimes de retraite de RBC Services aux investisseurs et de trésorerie.
Ces régimes ont affiché un rendement de 0,6 % pour le trimestre terminé le 30 septembre 2021, ce qui porte à 4,5 % les résultats cumulatifs annuels.
En guise de comparaison, le rendement des régimes de retraite canadiens à prestations déterminées a atteint 4,4 % au deuxième trimestre de 2021. Les résultats cumulatifs s’établissaient alors à 3,5 %.
Le Delta fait obstacle
Les rendements des régimes de retraite canadiens ont légèrement augmenté au troisième trimestre, malgré les perturbations des chaînes logistiques mondiales, la hausse des coûts des intrants et la pénurie croissante de main-d’œuvre, a énuméré RBC Services aux investisseurs et de trésorerie.
« Les marchés sont redevenus instables en raison des craintes à l’échelle mondiale entourant l’impact de la pénurie de main-d’œuvre, des pressions sur les chaînes logistiques et de la hausse des prix à la consommation », a déclaré Niki Zaphiratos, première directrice générale et chef, propriétaires d’actifs, couverture clientèle au Canada de RBC Services aux investisseurs et de trésorerie. Il s’agit selon elle de facteurs attribuables au variant Delta.
Au sein des régimes de l’univers RBC, le gain des actions canadiennes a été modeste au troisième trimestre, soit 1,5 %. Les actions américaines ont fait du surplace, l’indice composé S&P/TSX ne gagnant que 0,2 % au cours du troisième trimestre. Les actions étrangères ont réalisé un rendement de 1,4 % au sein des régimes de l’univers.
L’univers de RBC signale que les titres à revenu fixe ont légèrement reculé, affichant une perte de 0,8 % pour le trimestre. La perte atteint 5,7 % sur neuf mois. « Les taux des obligations d’État ont progressé en septembre, mais les écarts de crédit sont restés généralement inchangés. Par conséquent, les obligations de société ont surpassé les obligations d’État et les obligations à long terme ont tiré de l’arrière par rapport aux obligations à court terme », précise RBC.
Pressions inflationnistes
« Dans l’anticipation d’une confrontation en décembre sur le plafond de la dette et témoins des tractations en cours entourant l’accord sur les infrastructures et le financement aux États-Unis, les investisseurs se montrent vigilants », souligne Niki Zaphiratos.
Mme Zaphiratos observe que sous les pressions inflationnistes, les banques centrales s'éloignent de certaines politiques monétaires ultra accommodantes. « En réponse, les gestionnaires de régimes investissent de plus en plus dans une plus grande variété de catégories de titres, notamment les placements privés, les fonds immobiliers, les fonds d’infrastructures qui offrent une protection contre l’inflation », conclut-elle.
Deuxième trimestre favorable
Les résultats du troisième trimestre 2021 détonnent avec ceux du trimestre précédent. Les marchés boursiers poursuivaient alors leur ascension, « stimulés par l'accélération des campagnes de vaccination contre la COVID-19 et la réouverture de l'économie mondiale », aux dires de RBC. La performance des actions avait largement compensé le faible rendement des obligations durant la première moitié de l’année.